TUNISIE
13/03/2018 07h:53 CET

Après la démission du président provisoire du Conseil supérieur de la magistrature, un nouveau président élu vendredi

Shutterstock / Mariusz Szczygiel

Le président provisoire du Conseil supérieur de magistrature (CSM), Hatem Ben Khalifa, a démissionné de son poste, selon un communiqué publié lundi par le bureau de l’information du Conseil.

Le communiqué ne précise pas les raisons de la démission, indiquant qu'une assemblée plénière du Conseil se réunira fin mai prochain pour élire un nouveau président. En attendant, une assemblée générale élective aura lieu vendredi afin d'élire un président provisoire a affirmé le porte-parole du Conseil à la radio Mosaïque Fm.

Mais en plus de la crise par laquelle passe le CSM, les tensions au sein de ce dernier ne manquent également pas. Des désaccords entre le président démissionnaire et l’Assemblée plénière sur la gestion du conseil supérieur de la magistrature liés aux prérogatives des uns et des autres seraient à l'origine de ces tensions.

Le Conseil supérieur de la magistrature, indispensable à la création de la Cour constitutionnelle, n'arrête pas d’enchaîner les crises depuis quelques temps. On en cite principalement la polémique autour de l'amendement de sa loi, qui avait été qualifiée d' "anticonstitutionnelle", durant des semaines de débats houleux au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui avaient abouti à la validation d'un nouveau projet de la loi fondamentale relative au Conseil dans sa globalité.

Le CSM est composé de quatre organes: le conseil l’ordre judiciaire, le conseil de l’ordre administratif, le conseil de l’ordre financier et de l’Assemblée plénière des trois conseils juridictionnels. Il lui manque actuellement le représentant de l'ordre financier qui sera élu prochainement, mais sans date précise.

Les premières élections du Conseil supérieur de la magistrature avaient eu lieu le 23 octobre 2016.

LIRE AUSSI

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.