TUNISIE
13/03/2018 09h:13 CET | Actualisé 13/03/2018 09h:39 CET

Mise à jour du Document de Carthage: Plusieurs propositions reçues qui nécessitent des discussions estime Béji Caid Essebsi

En marge de l'ouverture de la réunion des signataires de l'Accord de Carthage, le président de la République Béji Caid Essebsi a affirmé que cette réunion a pour but de "remettre les choses à leurs places".

Indiquant "ne pas avoir le temps pour les rumeurs", Béji Caid Essebsi a réfuté certaines informations publiées par certains médias sur ses réunions avec certains partis politiques: "Je n'ai pas de double langage, ce que je vous dis ici est la vérité".

"Cela n'est pas la réalité" s'est-il justifié. "Mon temps, je le passe à travailler mon pays (...) je ne discute qu'avec les Institutions et mes prétendues discussions avec des parties politiques sont totalement fausses".

Le président de la République a également tenu à rappeler le rôle de l'UGTT et de l'UTICA, affirmant qu' "Il n'y a pas d'union nationale sans l'UGTT, l'UTICA et les organisations nationales."

"Je suis connu pour être contre tout type d'exclusion, et on me reproche souvent cela. Certains estiment même que ma politique d'instaurer des dialogues et des consensus, est en grande partie à l'origine des problèmes du pays" a-t-il déclaré à l'occasion de la réunion.

"Mais j'ai été formé de cette manière. Depuis mon premier jour dans le mouvement national, j'ai privilégié le dialogue et la participation. C'est vrai que les partis changent, des participants se retirent, d'autres adhèrent, mais la politique participative reste là" a ajouté Béji Caid Essebsi dans ce qu'il apparaît comme un reproche à ceux qui avaient quitté le Pacte de Carthage, estimant que ceux qui y sont restés représentent la "véritable base" de l'union nationale.

Le président a par ailleurs appelé à ce que cette nouvelle discussion soit "objective", "transparente" et "sérieuse".

"Nous avons demandé aux participants de nous soumettre leurs propositions d'amélioration du Document de Carthage, car il n'y a rien qui soit valable indéfiniment, et les circonstances imposent les mises à jour. Mais nous n'avons pas reçu grand chose de leur part, excepté pour l'UGTT et Nidaa Tounes qui avaient envoyé leurs recommandations dès le premier jour" a-t-il déclaré ajoutant qu'en plus de Nidaa Tounes, le seul parti ayant répondu à l'appel est le mouvement d'Ennahdha, mais qui a soumis ses propositions hier, selon le président Essebsi, des propositions dit-il, "tardives et qui requièrent un dialogue".

Les différentes propositions doivent selon Béji Caid Essebsi faire l'objet de discussions, afin de trouver "le dénominateur commun".

"Comme l'a dit Bourguiba, 'il faut distinguer l'essentiel de l'important'. Nous pouvons être en désaccord sur l'important, mais pas sur l'essentiel. Il faut donc créer l'atmosphère propice pour arriver à être d'accord" a-t-il conclu son intervention.

Cette nouvelle réunion a vu la participation du secrétaire général de l'UGTT, Noureddine Taboubi, du président de l'UTICA, Samir Majoul, du représentant de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche, Moez Zaghdana, du directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caid Essebsi, de la présidente de l'Union de la Femme, Radhia Jeribi, du président d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, du secrétaire général du parti Al Massar et ministre de l'Agriculture, Samir Taieb, du président du parti Al Moubadara, Kamel Morjane, et de la présidente par Intérim de l'UPL, Samira Chaouachi.

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