MAROC
11/03/2018 14h:22 CET

Le présumé tueur en série de sans-abris dans la région d'Agadir a été arrêté

MAP

FAIT-DIVERS - Depuis le début de l’année, une série de crimes ciblant des sans-abris dans la région d’Agadir a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, il semble que le mystère soit enfin décelé. La Brigade nationale de la police judiciaire, en coordination étroite avec les brigades de la police judiciaire d'Agadir et d’Inzegane, a arrêté, samedi soir un individu. Casier judiciaire chargé, ce dernier est soupçonné d’être derrière cette série d’homicides.

D’après un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) relayé par la MAP, huit meurtres identiques ont été récemment enregistrés, dont sept à Agadir et un à Marrakech. Ces crimes, précise la même source, ont été exécutés suivant le même mode opératoire, que ce soit au niveau de la nature de l'agression, l'arme du crime ou la catégorie des victimes ciblées, tous des SDF.

Le suspect a été interpellé, confondu par son ADN. L’enquête menée sur le terrain, appuyée par les expertises techniques et scientifiques, le précise. La DGSN affirme ainsi que l’expertise génétique d'un échantillon d’ADN du suspect a montré une correspondance à celui prélevé sur les traces et preuves matérielles retrouvées sur la scène du crime, où deux cadavres à Inezgane et Agadir avaient été retrouvés.

Âgé de 29 ans, le principal suspect de ces meurtres été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent. Les recherches et investigations se poursuivent pour déterminer les tenants et les aboutissants de ces actes criminels, ajoute la DGSN, indiquant également que la coordination avec les services de la gendarmerie royale est en cours pour identifier d’autres crimes similaires commis selon le même procédé criminel et dans lesquels le prévenu serait impliqué.

Cette affaire a fait grand bruit au-delà des frontières marocaines. L'agence espagnole EFE avait relayé l'affaire précisant, en janvier dernier, qu'il n'y avait aucun signe d'utilisation "de balles ou d'armes". Elle avait aussi indiqué que "les services de sécurité enquêtaient sur le nombre de victimes probables et sur "le modus operandi utilisé". Des médias locaux avaient alors souligné que le tueur aurait obéi à une même démarche au moment d'assassiner les 7 victimes dénombrées dans la région, notamment à Inezgane et plus récemment à Marrakech: "il surveillait un sans-abris, attendant qu'il se soit endormi, avant de lui briser le crâne à l'aide d'une grosse pierre et de dissimuler le cadavre sous des guenilles".

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