ALGÉRIE
09/03/2018 09h:28 CET | Actualisé 09/03/2018 09h:35 CET

Crise au FFS: le fils de Aït Ahmed prend position pour un congrès ordinaire

Twitter

Le fils de feu Hocine Aït Ahmed, Jugurtha, a pris position dans la crise au sein du FFS en faveur de la tenue d'un congrès ordinaire au moment même où les membres du conseil national du FFS tiennent une réunion extraordinaire pour discuter des tensions internes et de l'organisation d'un congrès ordinaire ou extraordinaire du parti.

Cette première incursion du fils de feu Aït Ahmed dans le débat sur le FFS et son avenir intervient alors que le parti connait une crise de direction depuis la démission de Ali Laskri de l'instance présidentielle et sa demande d'organiser un congrès extraordinaire. Une demande rejetée par une partie des militants du FFS qui rappellent que le congrès ordinaire devait se tenir en mai.2017 et était en cours de préparation avec un retour impératif à la base et la réélection des délégués. Une démarche qui écarte de fait la tenue d'un congrès extraordinaire. Lequel n'aurait à l'ordre du jour qu'une élection d'une nouvelle direction sans retour à la base du parti ni l’élection des nouveaux délégués.

Le conseil national du FFS doit trancher sur cette question qui divise la base du FFS et qui pourrait compromettre son avenir politique. Un moment crucial dans le parcours du plus vieux parti d'opposition algérien qui explique cette prise de parole publique très rare du fils de son fondateur.

"Au moment où se réunit le Conseil national du FFS, voici une réflexion relative au débat qui traverse les instances du parti. Il n’y a pour moi rien d’extraordinaire à espérer la tenue, dans la sérénité, d’un Congrès ordinaire du FFS", écrit d'emblée Jugurtha Aït Ahmed.

Pour le fils de Aït Ahmed cette démarche est dictée même par "la sagesse" et la "raison politique". Pour lui, le riche corpus juridique du FFS, "ne doit pas se limiter pas à une lecture simpliste et mécanique des statuts". Une attitude qui implique le maintien du cap de la "collégialité et le consensus" qui ont marqué la formation politique fondée par son défunt père en 1963.

Ces "deux axes stratégiques, totalement novateurs, et par définition extrêmement difficiles à mettre en pratique", ne peuvent aboutir sur la bonne gouvernance que s'ils s'accompagnent d"une pédagogie politique active et le… temps qui permettront à ces principes de gouvernance de s’enraciner et de fleurir."

Un congrès extraordinaire, explique encore Jugurtha Aït Ahmed, est de s'engager "sur le chemin de la précipitation, dictée par l’émotion revancharde". Un Congrès extraordinaire, précise-t-il encore, "ouvrirait une vertigineuse boite de pandore libérant des rancunes inavouées, des fractures irréconciliables. Cela pourrait sinon sonner le glas du FFS en tout cas le normaliser définitivement."

"Si cela devait advenir, j’en connais un qui en pleurerait", cnclu le fils de Aït Ahmed dans une allusion claire à son défunt père.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.