ALGÉRIE
07/03/2018 07h:52 CET | Actualisé 07/03/2018 07h:52 CET

France: TF1 "doit rester gratuite", selon le régulateur des télécoms

A picture taken on March 2nd, 2018 in Boulogne-Billancourt, a neighbouring suburb of Paris, shows a view of TF1 French TV group headquarters. TF1 also operates quite a few niche-channels and owns the Pan-European sports channel Eurosport and the news TV channel LCI. The direction of Canal+ stopped the distribution of the free channels of the group TF1, on Thursday, March 1st, for lack of reaching a trade agreement with the group. (Photo by Michel Stoupak/NurPhoto via Getty Images)
NurPhoto via Getty Images
A picture taken on March 2nd, 2018 in Boulogne-Billancourt, a neighbouring suburb of Paris, shows a view of TF1 French TV group headquarters. TF1 also operates quite a few niche-channels and owns the Pan-European sports channel Eurosport and the news TV channel LCI. The direction of Canal+ stopped the distribution of the free channels of the group TF1, on Thursday, March 1st, for lack of reaching a trade agreement with the group. (Photo by Michel Stoupak/NurPhoto via Getty Images)

TF1 "doit rester gratuite", mais le bras de fer qui oppose la chaîne aux fournisseurs d'accès internet et à Canal+ est aussi "un cri d'alarme" qui doit être entendu, a estimé mercredi le régulateur des télécoms.

TF1, qui fournissait jusqu'ici ses chaînes gratuitement, veut désormais obtenir le paiement de droits de diffusion de la part des opérateurs qui les retransmettent à leurs abonnés.

Après des mois de négociations infructueuses, Canal+ a décidé de couper le signal de TF1 et des autres chaînes du groupe (TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI) dans la nuit de jeudi à vendredi. Free et Orange envisagent de lui emboîter le pas si les négociations n'aboutissent pas.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel doit auditionner TF1 sur le dossier mercredi, et Canal+ d'ici la fin de la semaine.

"A partir du moment où une chaîne est gratuite, elle devrait être gratuite pour tous les Français", a estimé mercredi sur Europe 1 Sébastien Soriano, le président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

"Aujourd'hui la loi n'interdit pas cette rémunération de TF1" par les fournisseurs d'accès internet comme Free, Orange ou par Canal+, et c'est peut-être "une faille réglementaire, un trou dans la raquette", a-t-il ajouté.

Mais pour autant, selon lui, il est nécessaire de se poser aujourd'hui la question de la rémunération des chaînes de télévision, alors qu'elles sont de plus en plus dépendantes d'internet pour leur diffusion.

"Le comportement de TF1 est aussi un cri d'alarme qui doit s'entendre", a estimé M. Soriano.

"Les chaînes se rémunèrent avec la publicité", mais "comme les chaînes se retrouvent noyées au milieu d'un tout beaucoup plus vaste qu'est internet, qu'est la vidéo à la demande, qu'est YouTube, elles sont dans une concurrence beaucoup plus vive et elles cherchent des relais de croissance pour continuer à avoir des revenus intéressants", a-t-il expliqué.

"Il faut inscrire cela dans une réflexion plus large, qui nous permette de réinventer le paysage audiovisuel et sa régulation à l'heure des réseaux futurs", a-t-il expliqué.

Selon Gilles Pélisson, le PDG de TF1, la chaîne demande "moins de 20 millions d'euros" par opérateur pour qu'ils continuent à diffuser ses programmes.

La coupure du signal de TF1 sur les box de Canal+ la semaine dernière pèse sensiblement sur l'audience de la chaîne, selon les chiffres de Médiamétrie.

Le journal télévisé de France 2 est passé devant celui de TF1 depuis la coupure du signal. Et il a encore creusé l'écart mardi soir, avec une part d'audience de 24,8% à 5,72 millions de téléspectateurs, contre 21,1% pour celui de TF1.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.