MAROC
07/03/2018 12h:22 CET

Syrie: Plus de 400.000 morts en sept ans de conflit selon l'ONU

Un garçon au milieu des ruines dans la ville assiégée de Douma dans la Ghouta orientale, près de Damas, Syrie, le 5 mars 2018.
Bassam Khabieh / Reuters
Un garçon au milieu des ruines dans la ville assiégée de Douma dans la Ghouta orientale, près de Damas, Syrie, le 5 mars 2018.

SYRIE - La guerre sanglante qui déchire la Syrie depuis sept ans a fait plus de 400.000 morts, a indiqué mercredi un haut responsable des Nations unies qui a accusé le régime de Damas de planifier "l'apocalypse".

Le Haut-commissaire aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al-Hussein, a précisé devant le Conseil des droits de l'Homme qu'en 2017, plus de 1.000 bombardements ont été observés.

"Les tentatives récentes de justifier des attaques indiscriminées et brutales contre des centaines de milliers de civils" par des combats contre quelques centaines de rebelles sont "légalement et moralement insupportables", a-t-il déploré, en allusion à la détérioration de la situation, notamment dans la Ghouta orientale, en périphérie de la capitale syrienne.

"Un enfer sur terre"

"Ce mois-ci, c'est la Ghouta orientale qui est décrite par le secrétaire général de l'ONU comme un enfer sur terre", a déclaré M. Zeid lors de la présentation de son rapport annuel à l'occasion de la 37e session du conseil.

Le Conseil des droits de l'homme avait demandé lundi à la Commission internationale d'enquête sur la Syrie de mener des investigations sur les violences commises dans l'enclave rebelle assiégée.

Dans une résolution présentée par la Grande-Bretagne, il a également condamné le manque durable d'accès humanitaire, les attaques indiscriminées ou l'utilisation présumée d'armes chimiques dans cette zone.

D'après l'ONU, des indications laissent penser que des armes chimiques ont été utilisées ces derniers jours et auraient notamment fait deux victimes parmi des enfants.

L'aide humanitaire entravée

Mardi, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s'est dit préoccupé par les informations faisant état de bombardements contre la ville de Damas, a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Un convoi inter-agences des Nations unies, du Croissant-Rouge arabe syrien et du Comité international de la Croix-Rouge, qui fournissait une aide humanitaire vitale à 27.500 personnes dans le besoin à Douma, dans l'est de la Ghouta, n'a pas pu achever cette livraison en raison de l’insécurité", selon la même source.

Le chef de l'ONU a également exhorté toutes les parties à "mettre en œuvre sans délai la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations unies" sur la trêve humanitaire.

Mercredi matin, le ministère russe de la Défense a annoncé qu'une nouvelle trêve humanitaire débutait dans la Ghouta orientale. Certains insurgés retranchés dans cette zone étaient prêts à accepter l'offre de Moscou de partir avec leurs familles, a assuré le ministère.

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