TUNISIE
07/03/2018 07h:54 CET

En Syrie, l'Onu accuse Bachar al-Assad de planifier "l'apocalypse"

Delegates attend a U.N. Security Council meeting on Syria at the United Nations headquarters in New York, U.S., February 22, 2018. REUTERS/Brendan McDermid
Brendan McDermid / Reuters
Delegates attend a U.N. Security Council meeting on Syria at the United Nations headquarters in New York, U.S., February 22, 2018. REUTERS/Brendan McDermid

SYRIE - L'escalade dans horreur et la destruction. Le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme a accusé, ce mercredi 7 mars, le régime syrien de planifier "l'apocalypse" dans son pays, ajoutant que le conflit était entré dans une nouvelle "phase d'horreur".

"Ce mois-ci, c'est la Ghouta orientale qui est décrite par le secrétaire général (de l'ONU) comme un enfer sur terre", a déclaré Zeid Ra'ad al Hussein lors de la présentation de son rapport annuel à Genève devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

"Le mois prochain ou le suivant, ce sera dans un autre endroit que les gens feront face à l'apocalypse, une apocalypse voulue, planifiée et exécutée par des individus travaillant pour le gouvernement, apparemment avec le soutien absolu de certains de leurs alliés étrangers", a-t-il dénoncé.

La Russie soutient toujours son allié

Pour le Haut-Commissaire, "il est urgent d'inverser cette tendance catastrophique et de renvoyer la Syrie devant la Cour pénale internationale". Cette hypothèse reste toutefois peu vraisemblable car elle relève du Conseil de sécurité, qui reste divisé, la Russie protégeant son allié syrien.

Déclenché le 15 mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie, le conflit en Syrie a fait plus de 340.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

Désormais, "le conflit est entré dans une nouvelle phase d'horreur", a estimé Zeid Ra'ad al Hussein, dénonçant "la gigantesque effusion de sang dans la Ghouta orientale (...) l'escalade de la violence dans la province d'Idleb, qui met deux millions de personnes en danger".

"A Afrine, l'offensive menée par la Turquie menace aussi un grand nombre de civils" et "les habitants de Damas vivant dans la zone sous contrôle du gouvernement subissent également une nouvelle escalade de frappes terrestres", tandis que "l'offensive contre les groupes extrémistes a entraîné des pertes massives de civils", a-t-il souligné.

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