TUNISIE
06/03/2018 09h:36 CET | Actualisé 06/03/2018 11h:41 CET

En attendant la marche du 10 mars: Mobilisation sans précédent sur les réseaux sociaux pour réclamer l'égalité dans l'héritage en Tunisie

young caucasian woman in the street shows a paper with the text 50/50 written in it, with the zeros as the female and male gender symbols, depicting the gender parity concept, negative space on right
nito100 via Getty Images
young caucasian woman in the street shows a paper with the text 50/50 written in it, with the zeros as the female and male gender symbols, depicting the gender parity concept, negative space on right

Plus de 56 associations fédérées sous la houlette de la coalition nationale pour l'égalité dans l'héritage mènent une campagne sans précédent pour réclamer l'égalité successorale.

Outre l'organisation d'une marche nationale prévue pour le 10 mars, la coalition mise sur les réseaux sociaux sous la bannière de "L'égalité dans l'héritage est un droit et non pas une faveur".

LIRE AUSSI:Tunisie: Création d'une coalition nationale pour l'égalité en héritage. Une marche est prévue le 10 mars

En première ligne, l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) qui a publié un spot plaidant pour la fin de la discrimination envers les femmes en la matière. Leurs arguments puisent autant dans l'inconstitutionnalité de cette inégalité-l'article 46 de la Constitution énonce l'égalité entre les sexes-que sur l'évolution du rôle de la femme dans la société: elles sont aussi compétentes, elles travaillent, elles contribuent aux dépenses de leurs ménages et elles méritent d'hériter autant que leurs frères, clame le spot. (vidéo-dessous)

Les militantes et autres soutiens de la cause, tunisiens et étrangers, multiplient également les plaidoyers avec des changements de photos de profil pour y ajouter le slogan "L'égalité dans l'héritage est un droit et non pas une faveur", des caricatures ou encore des capsules vidéos. (ci-dessous)

Message de soutien de Nayla Awad, Pésidente de "Women against violence"

Message de soutien de Uma Mishra-Newbery de "Women's March Global"

LIRE AUSSI: Vers l'abolition de la dot, l'octroi du nom de famille de la mère, l'égalité dans l'héritage? Les symboliques de ces réformes

L'institution de l'égalité dans l'héritage est une demande maintes fois émises par les associations de défense des droits humains en Tunisie. Le président de la République Béji Caid Essebsi s'est joint à ce mouvement au créant la Commission pour les libertés individuelles et l'égalité, amenée, entre autres, à s'atteler sur les réformes successorales.

Certaines propositions de ladite Commission ont filtré dans les médias. Il est question notamment d'instituer la possibilité de jouir de son droit à l'égalité dans l'héritage ou d'y renoncer, selon la présidente de la Commission Bochra Bel Haj Hmida.

Toutefois les recommandations définitives de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité seront présentées au président de la République. La remise de leur rapport, initialement prévue pour le 20 février, a été reportée afin d'éviter la récupération politique à l'approche des élections municipales.

À noter que dans 39 pays à travers le monde, les filles et les fils ne bénéficient pas des mêmes droits de succession.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.