MAROC
06/03/2018 10h:46 CET | Actualisé 06/03/2018 10h:51 CET

Morocco Desert Festival, le petit nouveau des festivals électro

Morocco Desert Festival, le petit nouveau des festival électro
Morocco Desert Festival, le petit nouveau des festival électro

MUSIQUE - Dans la lignée du mythique Transahara, premier festival de musique électronique organisé dans le désert marocain entre 2002 et 2015, un petit festival reprend le flambeau.

Lancé par Zakaria Ouahbi, à la tête d'une agence digitale à Rabat, le Morocco Desert Festival s'apprête à investir Merzouga du 29 mars au 1er avril. Au programme: 45 artistes d'électro, techno, transe et psytranse, dont plus de la moitié de locaux, se produiront sur deux scènes dans une auberge au milieu des dunes pour faire danser les festivaliers.

Un festival plus intimiste

Loin des 16.000 personnes ayant assisté à l'Oasis festival à Marrakech l'année dernière, ce nouveau festival électro se veut plus intimiste. "Ce sera une toute petite première édition, limitée à 400 personnes. C'est nécessaire pour assurer la réussite de l'événement", explique au HuffPost Maroc le fondateur du festival, qui mise avant tout sur la sécurité et le confort des festivaliers pour cette édition.

Ces derniers pourront ainsi profiter de diverses commodités sur place, comme des douches, toilettes, chambres, camps de bivouac, bar, restaurant et même piscine. "Le but est d'offrir au public un espace de vie pendant les quatre jours de l'événement", souligne le fondateur. Du jeudi soir au dimanche matin, les festivaliers pourront ainsi profiter de 18 heures de musique non-stop par jour (et nuit) en plein désert.

Côté programmation, les artistes marocains Achille Sehne, Booya Atman, DJ ADM, Anakk, Kali G, Nomads, Zakaria ou encore Sweethis se succéderont derrière les platines. Des DJs d'une quinzaine d'autres pays, notamment des français, brésiliens, allemands, britanniques, belges et sud-africains viendront compléter un line-up plutôt pointu.

"Nous souhaitons mettre en avant nos artistes locaux et les sortir des cadres classiques des bars ou boîtes de nuit, tout en garantissant un quota d'artistes étrangers pour que le public soit diversifié", explique Zakaria Ouahbi. "Ce festival est une opportunité pour faire des rencontres, cela permet un échange culturel intéressant", ajoute ce passionné de musique électronique, qui se rend au moins deux fois par an dans des festivals à l'étranger.

Un festival "à la roots"

Contrairement aux festivals marrakchis comme l'Oasis ou l'Atlas Electronic, le Morocco Desert Festival se présente plutôt comme un festival "à la roots", dans un endroit tenu secret jusqu'à la dernière minute et accessible uniquement par piste. "Il faut vraiment être motivé pour venir", sourit Zakaria Ouahbi, confiant quant à la bonne tenue de cette première édition. "On a tout prévu, même s'il y a une tempête de sable!".

Si la sauce prend, le fondateur envisage de poursuivre l'aventure l'année prochaine en tablant cette fois-ci sur 1.000 personnes pour la deuxième édition. "L'intérêt de ce festival dans le désert, ce n'est pas seulement la musique. C'est une manière, pour les étrangers comme pour les Marocains, de découvrir et contribuer à la richesse de la région", conclut-il.

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