TUNISIE
05/03/2018 15h:48 CET

Tunisie: Une avocate de Hizb Ettarhrir considère que l'égalité entre hommes et femmes s'attaque à l'Islam (VIDÉO)

L'égalité dans l'héritage, la suppression de l'institution de la dot, la possibilité du mariage de la Tunisienne avec un non-musulman, et pour l'enfant d'adopter également le nom de sa mère, sont présentés par la chaine Zitouna TV comme des "valeurs de liberté et d'égalité dictées par les amis de l'occident".

Pour en discuter, l'émission "La charia et la vie" de la chaine a invité Hanan Khmiri, avocate et dirigeante du Hizb Ettahrir. Cette dernière s'est montrée encore plus à l'offensive en qualifiant les membres de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité qui travaillent sur ces réformes d' "ignorants" et de "malades", qui "veulent éradiquer l'islam du pays (...) en propageant la débauche et en arrachant la famille et la femme de la religion". Pour elle, il faut savoir qui sont les personnes qui sont derrière ces réformes, en l'occurrence, les féministes, "qui ont pour origine l'occident" et "visent à diviser la société".

L'animateur rebondit dans le même sens en pointant de doigt "les associations suspectes" dernières ces réformes. Omettant les multiples propositions de la société civile pour lutter contre la violence économique et sexuelle, l'animateur a lancé que ces associations sont absentes quand il s'agit de défendre les droits des travailleuses agricoles ou des femmes et filles violées.

Tout en critiquant l'occident, il loue les lois dans certaines pays occidentaux qui donnent à la femme des primes de maternité et autres avantages.

Pour l'avocate, le président Béji Caid Essebsi n'est que le serviteur des colons. Elle dit refuser toutes les lois profanes, élaborées par les députés. Toutefois, elle déplore l'absence de la Cour constitutionnel pour contester certaines lois.

À noter que Hanan Khmiri a appelé auparavant à jeter un jeune homme, victime d'une agression homophobe, "du plus haut bâtiment de la ville", en le désignant de "criminel".

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.