ALGÉRIE
05/03/2018 08h:10 CET | Actualisé 05/03/2018 08h:10 CET

Réception en septembre 2018 de la ligne ferroviaire Bab Ezzouar-Aéroport international d'Alger

SNTF

La ligne ferroviaire qui doit relier Alger à l’Aéroport international d’Alger, via Bab Ezzouar, sera réceptionnée en septembre prochain au même temps que la nouvelle aérogare, a annoncé ce matin sur les ondes de la chaîne 3 de la radio nationale à Alger, Azzedine Fridi, Directeur général de l’Agence nationale d’étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF).

"Ca sera une très belle station souterraine, avec un train toutes les demi-heures qui va relier l’aéroport international d’Alger à Bab Ezzouar, et de là vers toutes les destinations », a déclaré M. Fridi annonçant le lancement prochain des études pour la réalisation d’un grand projet de ligne ferroviaire de l’extrême sud du pays, qui doit relier, sur 6.000 km, la wilaya d’Ain Salah à celle de Tamanrasset.

L’ANESRIF est le maitre d’ouvrage du programme ferroviaire national, avec des investissements de l’ordre de 30 milliards de dollars, dégagés depuis 1999 dans le programme du président. Ce programme se répartit en 2 axes : l’axe de modernisation du réseau existant et un axe de densification.

L’objectif de ce programme, c’est de doter le pays, à l’horizon 2035, d’un réseau ferroviaire de 12.500 km, totalement électrifié, avec des vitesses de train qui varient de 160 km/heure à 220 km/heure sur certains projets, a affirmé M. Fridi.

D’ici 2019, nous prévoyons de réceptionner 2.300 km en cours de réalisation, ce qui portera notre réseau ferré à 6.300 km, a précisé le DG de l’ANESRIF, qui cite la réception, notamment de la rocade des Hauts Plateaux, qui va de M’sila jusqu’à Sidi Bel Abbes.

Le fret ferroviaire pour rentabiliser les investissements

L’autre objectif du programme ferroviaire national est de rentabiliser les investissements publics, souligne M. Fridi. "Les chemins de fer projettent de transporter 17 millions de tonnes de marchandises et de réaliser un chiffre d’affaires de 80 millions de dinars pour équilibrer leur trésorerie", explique-t-il.

M. Fridi donne pour exemple la cimenterie de Biskra qui projette de produire 1 million de tonne par an, la cimenterie de Bethioua plus de 2 millions de tonnes par an, sans oublier la ligne minière qui connait un plan de modernisation très important avec une projection de transport de plus de 10 millions de tonnes de phosphates. "Ces productions vont certainement améliorer l’offre de service des chemins de fer", insiste-t-il.

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