ALGÉRIE
05/03/2018 05h:15 CET

Netanyahu à Washington pour rencontrer son "véritable ami" Trump, loin des affaires

US President Donald Trump (R) speaks with Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu during a bilateral meeting on the sidelines of the World Economic Forum (WEF) annual meeting in Davos, eastern Switzerland, on January 25, 2018. / AFP PHOTO / Nicholas Kamm        (Photo credit should read NICHOLAS KAMM/AFP/Getty Images)
NICHOLAS KAMM via Getty Images
US President Donald Trump (R) speaks with Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu during a bilateral meeting on the sidelines of the World Economic Forum (WEF) annual meeting in Davos, eastern Switzerland, on January 25, 2018. / AFP PHOTO / Nicholas Kamm (Photo credit should read NICHOLAS KAMM/AFP/Getty Images)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre lundi son "véritable ami" Donald Trump, lors d'une visite à Washington qui va l'éloigner pour quelques jours d'une politique nationale dominée par des affaires de corruption présumée et une crise gouvernementale.

M. Netanyahu a subi vendredi cinq heures d'interrogatoires de la police à propos d'un dossier compromettant qui pourrait, selon certains commentateurs, provoquer sa chute. La police a recommandé le mois dernier son inculpation pour corruption, fraudes et abus de confiances dans deux autres enquêtes.

Parallèlement, M. Netanyahu est confronté à un début de crise gouvernementale qui pourrait provoquer des élections anticipées.

M. Netanyahu sera accueilli à la Maison Blanche par le président américain qui a, depuis sa prise de fonctions, adopté une politique de soutien sans faille à Israël et son gouvernement.

Les deux dirigeants s'apprécient mutuellement et utilisent les mêmes arguments populistes. Benjamin Netanyahu, imitant le président Trump, n'a cessé de dénoncer des "Fake news" (fausses nouvelles) à propos des soupçons de corruption qui pèsent sur lui.

"Ils partagent la même idéologie, l'idéologie populiste et conservatrice qui dit que les vieilles élites libérales sont contre nous", explique Gayil Talshir, professeure de Sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem. "De ce point de vue, la rencontre donne un coup de pouce" à M. Netanyahu.

Lors de sa visite de quatre jours, il doit également participer mardi à la conférence annuelle de l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), l'influent lobby américain pro-israélien.

Sa visite devrait être dominée par la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël et la lutte contre l'influence de l'Iran au Proche-Orient.

Rompant avec ses prédécesseurs et passant outre les multiples mises en garde, M. Trump a annoncé le 6 décembre sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu et d'y transférer l'ambassade des Etats-Unis, actuellement à Tel-Aviv, le 14 mai afin de coïncider avec le 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

S'exprimant à son départ dans la nuit de samedi à dimanche, Benjamin Netanyahu a fait part de son souhait d'inviter Donald Trump à y assister.

"Je veux le remercier. Je vais sans aucun doute discuter avec lui (Trump) de cette possibilité", a-t-il dit sans autre indication.

Contrer l'Iran

Le président américain a aussi gelé le versement de dizaines de millions de dollars d'aide aux Palestiniens.

Selon un sondage publié en janvier par le Pew Research Centre, une profonde cassure s'est produite entre Républicains et Démocrates à propos du soutien à Israël. 79% des Républicains éprouvent plus de sympathie pour Israël que pour les Palestiniens contre 27% pour Démocrates.

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