TUNISIE
05/03/2018 09h:27 CET

Des mouvements associatifs refusent la fermeture du Centre de protection des enfants autistes de l'Ariana

Autistic children play at the Consulting Centre for Autism in Amman, March 30, 2010, one of the few places in the country that helps children with the condition. The world will mark World Autism Awareness Day on April 2.   REUTERS/Ali Jarekji    (JORDAN - Tags: HEALTH EDUCATION)
Ali Jarekji / Reuters
Autistic children play at the Consulting Centre for Autism in Amman, March 30, 2010, one of the few places in the country that helps children with the condition. The world will mark World Autism Awareness Day on April 2. REUTERS/Ali Jarekji (JORDAN - Tags: HEALTH EDUCATION)

Le président de la commission des affaires des personnes ayant un handicap et des catégories précaires à l'Assemblée, Brahim Nacef, a indiqué dans une déclaration à Mosaïque FM, que la commission refuse de fermer le Centre de protection des enfants autistes de l'Ariana, qui a été au cœur d'une polémique d'envergure nationale qui avait touché un grand nombre de Tunisiens, suite à la publication d'une vidéo choquante montrant des scènes de violence et de maltraitance envers des enfants autistes.

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Nacef a estimé que la fermeture de ce centre affectera un bon nombre de parents et d'enfants, et que les agissements d'une ou de plusieurs personnes ne doivent pas aboutir à la fermeture du centre, mais au jugement des coupables de maltraitance. Le délégué général pour la protection de l'enfance, Mahiar Hamdi, avait d'ailleurs annoncé suite à la publication de la vidéo, qu’une enquête judiciaire allait être ouverte, notant que le centre sera fermé si les violences sont avérées.

"Il ne faut pas punir les enfants et leur parents en fermant le centre. Je suis contre sa fermeture, et les coupables doivent être traduits en justice" a-t-il déclaré soulignant que les enfants s'habituent généralement à leurs centres, qui deviennent une sorte de "seconde famille pour eux", selon ses dires.

Il a par ailleurs déclaré que la commission étudiera la situation et transmettra sa position au ministère des Affaires sociales et celui de la Femme, à l'issue des séances d'audition.

De son côté, Olfa Khedimi, membre d'une association qui vient en aide aux personnes autistes, a exprimé la même position, soulignant que le refus de fermer le centre ne justifie en aucun cas la maltraitance d'enfants autistes, ni les délits qui avaient été commis.

"La coupable a avoué et gît actuellement en prison. Ceci est un cas isolé, et ne doit pas être généralisé à l'ensemble des éducateurs qui travaillent dans le centre" a-t-elle ajouté.

Il est sans rappeler que cette affaire n'est pas la première du genre en Tunisie. En novembre dernier, une vidéo montrant une institutrice en train de maltraiter un enfant autiste a été fortement partagée et a suscité la colère des Tunisiens. Le centre d’éducation en question a été fermé sur décision du ministre des Affaires sociales pour maltraitance des pensionnaires, a fait savoir le délégué à l’enfance.

En Tunisie, l’autisme touche environ 200 mille personnes, a indiqué Lilila Ktata Meziou, membre de l’association des Parents de Psychotiques Autistes Infantiles, sur les ondes d'Express Fm.

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