MAROC
04/03/2018 14h:07 CET

Pour la DGAPR, la fouille de la cellule de Taoufik Bouachrine "est une mesure qui s'applique à tous les prisonniers"

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MISE AU POINT - "L'opération de fouille dont a fait l'objet le détenu "T.B" est une mesure qui s'applique à l'ensemble des prisonniers avant n'importe quels activité ou déplacement", a affirmé la direction de la prison locale Ain Borja à Casablanca.

La direction de la prison a répondu dans un communiqué relayé par la MAP aux "déclarations fallacieuses faites aux médias" par un des avocats de Taoufik Bouachrine, directeur du journal Akhbar Al Yaoum et du site Al yaoum 24, arrêté le 23 février dernier et accusé de traite d’êtres humains, d’exploitation et d’abus de pouvoir à des fins sexuelles.

La direction de l'établissement pénitentiaire, citée par un communiqué de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), a indiqué que "le fait de ne pas procéder à cette fouille constitue une violation par les fonctionnaires de leur devoir professionnel" et que ces derniers sont tenus, en appliquant cette mesure, d'observer les dispositions légales en vigueur, de manière à préserver la dignité des prisonniers.

S'agissant des "allégations du détenu en question, selon lesquelles la direction de l’établissement ne lui a pas permis de signer certains documents", la même source a affirmé qu'il s'agit de propos dénués de tout fondement, précisant que les contrôles de rigueur ont permis la découverte de deux documents ne figurant pas sur la liste des pièces dont la signature a été autorisée par le parquet, ce qui a impliqué leur retrait. Par ailleurs, selon la même source, Taoufik Bouachrine a bénéficié, dès sa mise en détention, d'une prise en charge médicale, notamment des examens médicaux, des analyses et des médicaments prescrits, "qui se trouvent actuellement dans sa cellule"Le communiqué qui affrime également que le détenu concerné n'a formulé aucune plainte sur ce sujet.

"Les allégations véhiculées par certains avocats du détenu concerné, ne dissuaderont aucunement la direction de l'établissement d'appliquer la loi à l'encontre de l'ensemble des prisonniers sans distinction aucune", conclut la même source.

L’ouverture du procès de Taoufik Bouachrine été fixée pour le 8 mars prochain. Il est également accusé de chantage, de menace, de viol et de tentative de viol, de harcèlement sexuel, de débauche et d’avoir utilisé des moyens pour filmer et enregistrer. Le parquet précise qu’il s’agit de 50 films gravés sur CD et enregistrements vidéo numériques concernant 8 présumées victimes.

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