ALGÉRIE
03/03/2018 10h:00 CET | Actualisé 03/03/2018 10h:00 CET

L'Iran prêt à parler de ses missiles si l'Occident détruit les siens

ELVIS BARUKCIC via Getty Images
Foreign Minister of The Islamic Republic of Iran, Mohammad Javad Zarif speaks during a joint press conference with his Bosnian counterpart Igor Crnadak in Sarajevo on March 2, 2018.Minister Zarif is on an official two-day visit to Bosnian capital. / AFP PHOTO / ELVIS BARUKCIC (Photo credit should read ELVIS BARUKCIC/AFP/Getty Images)

L'Iran, critiqué par les Etats-Unis et les Européens sur son programme balistique, a affirmé samedi être prêt à négocier de ce dossier si les Occidentaux détruisent leurs "armes nucléaires" et missiles de longue portée.

Le président américain Donald Trump a menacé en janvier de se retirer de l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les grandes puissances dont son pays si Téhéran refuse de limiter son programme balistique.

"Ce que les Américains disent, par désespoir, pour limiter le programme balistique de l'Iran est un rêve inaccessible", a déclaré Massoud Jazayeri, porte-parole de l'état-major des forces armées iraniennes. "C'est le résultat de leurs échecs et défaites dans la région".

"La condition pour négocier sur nos missiles est la destruction des armes nucléaires et des missiles de longue portée des Etats-Unis et de l'Europe", a-t-il ajouté, cité par l'agence Irna.

Les gouvernements européens tentent d'adoucir la position de M. Trump dans le but de sauver l'accord nucléaire, tout en critiquant le programme balistique de l'Iran ainsi que l'influence grandissante iranienne dans la région.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, attendu lundi à Téhéran, a déclaré fin janvier que l'Iran devait "coopérer" sur son programme balistique et ses activités dans la région, qualifiées d'"hégémoniques", s'il "veut revenir dans le concert des Nations".

Ali Akbar Velayati, conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a le dernier mot dans les grandes affaires du pays, a critiqué samedi la position de la France, selon l'agence Isna.

"Le programme défensif de l'Iran ne concerne pas les autres pays, notamment la France, pour qu'ils viennent nous dire quels types de missiles nous pouvons avoir. Est-ce que nous disons à la France comment elle doit se défendre"? a-t-il demandé.

"L'Iran ne permet à personne de s'ingérer dans ses affaires (notamment) nos missiles ou les autres armes classiques (...) Si la visite de Le Drian vise à renforcer nos relations, cela vaut mieux de ne pas prendre des positions négatives", a-t-il ajouté.

Début février, le président iranien Hassan Rohani a affirmé sue son pays ne négocierait "avec personne" sur ses capacités militaires, en particulier sur ses missiles balistiques.

"Les missiles iraniens n'ont jamais été offensifs et ne le seront pas. Ils sont défensifs et ne sont pas destinés à des armes de destruction massive car, de toute façon, nous ne possédons pas de telles armes", qui sont "immorales et contraires à la religion" (l'islam), a-t-il ajouté.

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