ALGÉRIE
03/03/2018 13h:54 CET | Actualisé 03/03/2018 14h:06 CET

Le retour de la diaspora algérienne thème de la deuxième édition de "Kafaa To Come"

Kafaa to come/FB

Le retour de la diaspora Algérienne pour contribuer au développement économique à travers le transfert de savoir-faire a été le thème de la seconde édition de "Kafaa To Come" un événement de networking RH, qui réunit les compétences d’ici et d’ailleurs.

Amina Kara organisatrice de "Kafaa To Come" a indiqué, ce samedi 3 mars, en marge de cet évènement que le retour des Algériens du monde est désormais indispensable pour le développement économique qui est orienté vers l’ouverture au monde notamment à travers l’exportation.

"Beaucoup de marques algérienne veulent exporter leurs produits vers des marchés étrangers. Pour cela il est nécessaire de faire appel à des experts qui connaissent les rouages internationaux et les codes sociaux culturels pour les accompagner dans cette démarche, et la diaspora algérienne est parfaitement disposée à assurer cette mission en Algérie" précise-t-elle.

Les différents panélistes qui ont pris part à ce débat, s’accordent à dire que ce phénomène d’immigration inversé se répand de plus en plus en Algérie. Il y a un réel engouement de ces Algériens d’ailleurs de revenir à leurs pays d’origine. Cependant il est nécessaire de mettre en place des mécanismes pour leur intégration.

Houda Ouraghi, directrice de projet senior à la banque nationale du Canada, estime que l’implication de la diaspora algérienne dans le développement du pays peut déjà se faire depuis l’étranger."La mise en relation de la diaspora avec l’Algérie peut se faire dans un premier temps à travers les technologies de l’information et de la télécommunication.

Beaucoup de métiers émergent ces dernières années sur le net, ils ont permis la mise en place d’outils technologiques qui ont éliminé les frontières entre les pays. Ces outils comme webinar nous permettent de construire des ponts avec l’Algérie sans pour autant quitter le pays où nous sommes basés" souligne Houda Ouraghi.

Pour sa part Aicha Mokdahi, présidente de l’association ATLAS (Algerian Talents & Leaders Association), indique qu’il faut regrouper ses talents algériens disperser à travers le monde dans un réseau où ils peuvent communiquer entre eux et partager leur expérience, et même monter des projets en commun pour l’Algérie.

Djallal Ouendi, directeur des ressources Humaines NCA Rouiba, appelle à la mise en place d'un cadre constitutionnel dédié à l’intégration économique de la diaspora. Il précise que certaines problématiques que rencontre l’entreprise Algérienne sont un frein pour le retour de la diaspora. Il cite notamment le transfert de fonds à l’étranger. "Si la diaspora ne peut pas transférer une partie de sa rémunération dans le pays où elle a émergé, cela peut faire échouer son projet de rester dans son pays d’origine" ajoute-t-il.

Il est donc nécessaire selon lui de présenter à ces personnes un projet crédible et attractif pour asseoir une stratégie sure de rapatriement de ses compétences dans leur pays d’origine.

Les panélistes ont conclu que le retour de la diaspora doit devenir une politique nationale. Ils estiment qu’il y a un manque d’information sur les opportunités de travail qui existent en Algérie et qui pourraient incitent ces Algériens de l’étranger à revenir au pays.