ALGÉRIE
02/03/2018 06h:20 CET | Actualisé 02/03/2018 06h:20 CET

Hommage au défunt journaliste et moudjahid Zahir Ihaddaden

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Un vibrant hommage a été rendu ce 1 mars au défunt journaliste et militant nationaliste Zahir Ihaddaden à l'occasion du 4àe jour de son décès. Les présent à l'école supérieure du journalisme ont eu la latitude de rappeler les qualités d'un homme d'exception, considéré comme l'une des vaillants fils de l'Algérie.

Organisée sous le slogan "Résistance, connaissance et dignité humaine", cette rencontre a enregistré une forte présence d'étudiants, d'enseignants et de journalistes venus rendre hommage au défunt journaliste et moudjahid en reconnaissance de ses sacrifices et ses efforts au service de la presse et de l'université.

Des générations de journalistes ont connu Ihaddaden et ont profité de son savoir pour se lancer dans un métier qu'il leur définissait d'emblée comme difficile.

Le professeur Zahir Ihaddaden était une vraie école. son parcours militant faisait de lui un symbole de l'abnégation et du dévouement.

Né le 17 juillet 1929 à Béjaïa, il a adhéré au PPA dans les années 50. Il rejoint la faculté des lettres d’Alger en 1952 et obtient sa licence de lettres arabes. Il a enseigné, par la suite à Miliana jusqu'en 1956 où il a été arrêté à cause de ses activités au sein du FLN. Parti pour la France, il a essayé de prendre attache avec le FLN. Puis il a rallié Tunis en septembre 1956. Il décide de partir au Maroc où il a rejoint le FLN à Rabat à travers Si Allal qui l’a dirigé vers le journal du FLN La résistance algérienne basé à Tétouan. Il y trouve Ali Haroun comme responsable, Bouzaher Hocine, Moussaoui Sadek et Layadi Si Ahmed. Il fera partie de l'équipe qui relancera El Moudjahid en 1957.

En 1962, Si Zahir s'est retiré de la politique et a été nommé professeur d’arabe au lycée El Idrissi. Il y a exercé durant deux années. Avec Bensalem, vieux militant de l’UDMA, Zahir Ihaddaden a été parmi le noyau qui a participé à la création de l’Ecole normale supérieure de Kouba en 1963, il a été aussi parmi les premiers enseignants à l’Institut de journalisme.

Il a exercé après au niveau de certains ministères avant de prendre sa retraite en 1993.

Outre, les étudiants et journalistes, la cérémonie a été marqué par la présence de deux ministres de la Communication, Djamel Kaouane et de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar.

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