TUNISIE
02/03/2018 03h:44 CET | Actualisé 02/03/2018 06h:16 CET

L'homme d'affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar répond à l'article de BFM TV sur sa mise en examen

MILAN, ITALY - DECEMBER 05:  Tarak Ben Ammar speaks during a press conference on December 5, 2012 in Milan, Italy. Ammar announced today that his company Prima TV has acquired Naguib Sawiris' ONTV network, one of Egypt's most independent media outlets.  (Photo by Pier Marco Tacca/Getty Images)
Pier Marco Tacca/Getty Images
MILAN, ITALY - DECEMBER 05: Tarak Ben Ammar speaks during a press conference on December 5, 2012 in Milan, Italy. Ammar announced today that his company Prima TV has acquired Naguib Sawiris' ONTV network, one of Egypt's most independent media outlets. (Photo by Pier Marco Tacca/Getty Images)

L'homme d'affaires et producteur cinématographique tunisien Tarak Ben Ammar a envoyé via ses représentants légaux au HuffPost Tunisie un droit de réponse concernant l'article publié par le média BFM TV concernant sa mise en examen pour "Banqueroute" de la société Quinta Industries, spécialisée dans la post-production.

Voici son contenu:

Le site de BFMTV, sous la plume de Monsieur Jamal Henni, a cru devoir publier un article sur les suites judiciaires de la liquidation de la société Quinta Industries, sous le titre volontairement accrocheur: "Tarak ben Ammar mis en examen".

1. Ce titre n’est pas vraiment d’actualité et aurait dû s’appeler: Tarak Ben Ammar mis en examen… IL Y A TROIS ANS, AVEC LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS des sociétés du groupe Quinta Industries dont Technicolor est actionnaire.

2. La véritable actualité est celle d’un arrêt qui vient d’être rendu par la Cour d’appel de Versailles et qui exonère Tarak Ben Ammar de la plus grande partie des éléments qui avaient fondé la mise en examen ; PARTICULIEREMENT, LA COUR A MIS TARAK BEN AMMAR HORS DE CAUSE A TITRE PERSONNEL, CONTRAIREMENT AUX AUTRES DIRIGEANTS, considérant qu’il n’avait commis aucune faute à ce titre.

3. Par ailleurs, l’article de BFMTV passe complètement sous silence le fait que cet arrêt de la Cour d’appel de Versailles a également prononcé une condamnation contre la société TECHNICOLOR (EBSF, anciennement TNSF) dont Tarak Ben Ammar souligne depuis des années la responsabilité dans les graves difficultés de Quinta Industries ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, outre une plainte pénale ayant donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire par le Parquet de Nanterre des chefs d’escroquerie aux jugements et abus de confiance, Quinta Communications a assigné Technicolor pour réclamer environ 60 millions d’euros de dommages et intérêts; Monsieur Henni a curieusement passé ce fait sous silence alors pourtant que les éléments de cette procédure lui avaient été communiqués.

Tarak Ben Ammar fait donc toutes réserves sur cet article, qui met artificiellement en exergue un fait intervenu il y a trois ans et présenté comme récent, alors qu’il présente comme secondaire un arrêt de Cour d’appel celui-là vraiment récent, qui remet en cause la plainte d’il y a trois ans ; Tarak Ben Ammar rappelle le principe de la présomption d’innocence, l’existence d’une enquête en cours ne valant pas reconnaissance de culpabilité.

Jeudi, BFM TV avait publié un article sur l'administrateur de Vivendi, Telecom Italia et The Weinstein Co. indiquant que celui-ci a été poursuivi pour la faillite de la société Quinta Industries, spécialisée dans la post-production.

Le média français avait également affirmé que Tarak Ben Ammar était poursuivi pénalement par le parquet de Nanterre qui a ouvert une information judiciaire dans laquelle il a été mis en examen pour "Banqueroute".

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