TUNISIE
02/03/2018 08h:09 CET | Actualisé 02/03/2018 10h:49 CET

Ouagadougou: Des tirs autour de l'ambassade de France et de l'Institut français

Twitter/lassana Barry

La capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, a été la cible vendredi d'attaques, en plein centre-ville où se trouvent notamment le siège de l'ONU, l'ambassade de France ou encore l'Institut français. "La situation est sous contrôle" à l'ambassade de France et à l'Institut français de Ouagadougou, a affirmé l'entourage du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

"Attaque en cours à l'ambassade de France et à l'Institut français. Restez confinés là où vous êtes", indiquait un bref message posté peu avant 11h sur la page Facebook de l'ambassade de France. Une heure plus tard, un autre message affirmait qu'il n'y avait "pas de certitude à ce stade sur les lieux visés". Finalement, le gouvernement burkinabé a confirmé que les attaques visaient bien l'ambassade de France et l'état-major général des armées.

Selon les témoins sur place, une explosion s'est déroulée au sein même de l'état major et des renforts des armées françaises et Burkinabè ont été dépêchés sur place rapporte le site du Ministère de l'Intérieur.

L'ambassadeur français au Burkina Faso a publié un message invitant ses "compatriotes" à rester dans des lieux sûrs.

Selon le HuffPost France, cinq hommes armés sont sortis d'une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l'ambassade de France, citant des témoins de la scène. Le gouvernement burkinabé a indiqué que 4 d'entre eux avaient été "neutralisés".

Selon une source à l'intérieur de l'ambassade de France, cinq hommes armés auraient essayé de rentrer dans l'ambassade sans y parvenir. Ils ont alors tiré sur l'ambassade avant d'entrer à l'État-major des Forces armées burkinabè.

Le Burkina Faso est la cible depuis plusieurs années d'attaques jihadistes, notamment au nord à la frontière avec le Mali.

En 2016, trente personnes ont été tuées en marge d'une attaque terroriste contre un hôtel et un restaurant de la capitale. L'attaque avait été revendiquée par une branche d'Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Al-Mourabitoune.

Au mois d'août dernier, deux terroristes avaient fait 19 mors et plus de 20 blessés après avoir ouvert le feu sur un restaurant situé au centre-ville de Ouagadougou.

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