TUNISIE
02/03/2018 10h:02 CET | Actualisé 02/03/2018 10h:06 CET

Le ministre des Affaires sociales ouvre le dossier des ouvriers et des agents de gardiennage

A construction worker checks rebars on site at the Grand Egyptian Museum on the outskirts of Cairo, Egypt January 30, 2018. Picture taken January 30, 2018. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Amr Dalsh / Reuters
A construction worker checks rebars on site at the Grand Egyptian Museum on the outskirts of Cairo, Egypt January 30, 2018. Picture taken January 30, 2018. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Dans une interview accordée au journal "Assahafa", le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi a révélé des chiffres sur l'ampleur des fraudes dans les dossiers des ouvriers de chantier et du gardiennage, en marge d'une étude réalisée par son ministère.

Le nombre d'ouvriers de chantier en Tunisie atteint le nombre de 89 mille. Parmi eux beaucoup ne travaillent pas réellement et exercent un autre métier.

Selon les chiffres révélé au journal, huit gouvernorats concentrent 72% des travailleurs de chantiers. Le plus grand nombre d'entre eux se trouve dans le gouvernorat de Kasserine (23,5% du nombre total), a affirmé Trabelsi, en assurant que l'actualisation de la liste des ouvriers aura lieu fin du mois de mars.

Concernant le gardiennage, les dépassements sont nombreux estime-t-il, citant l'exemple d'une école primaire à Béja où il y a 121 gardiens et agents d'entretiens enregistrés pour 130 élèves ou encore celui d'un dispensaire régional dans le sud du pays qui compte 118 agents de gardiennage.

S’agissant du niveau d’instruction des ouvriers de chantiers, 59% d’entre eux sont analphabètes ou n’ont pas dépassé l’école primaire, contre 5% de diplômés. 9000 d'entre eux seulement bénéficient d’une couverture sociale a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires sociales a noté que 2000 ouvriers sont recherchés par la justice pour leur implication dans différentes affaires.

À noter que le secteur des ouvriers de chantier organise régulièrement des mouvements de protestations pour réclamer la régularisation de leur situations, une augmentation de salaire ou pour protester contre la précarité de leur emploi.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.