MAROC
01/03/2018 09h:31 CET

Al Bayane et Bayane Al Yaoum: La société éditrice dément une accusation pour harcèlement sexuel

GTRESONLINE

MISE AU POINT - C’est à travers un communiqué officiel que la société éditrice des journaux Al Bayane et Bayane Al Yaoum a réagi à une récente polémique. "Nous sommes étonnés qu’une employée de la société qui y travaille actuellement, et touche son salaire à la fin de chaque mois, ait déposé une plainte contre le directeur administratif et financier et membre de conseil de gestion de ladite société l’accusant de la harceler", énonce en substance le communiqué.

Dans un contexte médiatique marqué par l’affaire du directeur du journal Akhbar Al Yaoum et les sites Al Yaoum24 et Soltana, accusé d’agressions sexuelles, c'est donc une nouvelle plainte, déposée par une employée d’une autre société médiatique, qui n’est pas passée inaperçue. Au point que certains puissent évoquer un "séisme" qui frappe le groupe média du PPS.

L’employée, une secrétaire, a porté plainte pour harcèlement sexuel tout juste après le déclenchement de l’affaire Bouachrine. Pour la société Al Bayane, la plaignante "chercherait peut-être à exploiter un certain contexte ou l’intérêt prédominant que suscite un sujet précis, ces derniers jours, dans le champ médiatique et juridique national".

Estimant que la plaignante "porte une grave atteinte non seulement contre celui qu’elle accuse mais contre toute une institution ainsi que l’organe politique qui l’a fondé", le conseil de gestion de la société s'indigne dans son communiqué de cette situation. "Nous le refusons, nous ne le passerons pas sous silence".

Le conseil de gestion précise par ailleurs que l’employée en question n’en est pas à sa première plainte. Suite à un avertissement interne que la société lui a adressé, la plaignante a engagé, d’après la même source, une procédure judiciaire visant à le contester. "L’affaire est toujours en cours", tient à préciser le conseil de gestion, ajoutant que cela n’a pas eu d’impact sur la poursuite par la plaignante de son travail normalement.

Défendant la transparence et l’intégrité de son institution, le conseil de gestion de la société estime que toute accusation remettant en question ces principes doit "en apporter les preuves et ne pas transformer le harcèlement en effet de mode". Le conseil de gestion laisse entendre, à la fin, qu’il fera usage de toutes les voies juridiques pour défendre la dignité de ce membre de la direction et de l’institution.

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