TUNISIE
28/02/2018 13h:36 CET

Sorti dans les salles françaises: Le film "l'amour des hommes" de Mehdi Ben Attia fait forte impression auprès des médias français

Capture d'écran

La presse française a été dithyrambique à propos du film tunisien réalisé par Mehdi Ben Attia, "L'amour des hommes", sorti mercredi dans les salles françaises.

"À tous les niveaux, Mehdi Ben Attia cultive savamment l’ambiguïté, renverse ce qui avait l’air fixé pour de bon", décrit le média français Le Monde.

" 'L’Amour des hommes': Hafsia Herzi renverse les clichés", titre le magazine Le Parisien. "C’est beau, sensuel, chargé de tension", note l'article.

"Une femme assume ses désirs dans un univers où seuls les hommes sont autorisés", dépeint le magazine Les Échos.

"Écrit pour Hafsia Herzi, le film de Mehdi Ben Attia explore l’inversion des regards et des rapports de force. C’est une femme qui impose sa volonté à ses modèles masculins pour les transformer en objets de désir", écrit LaCroix.

Entre la "bienveillance et le soin" du réalisateur, "l'audace" de Hafsia Herzi, et la "force" du sujet,Inrockuptibles, Allocine, Aufeminin et de nombreux autres médias français ont été élogieux à propos du film de Mehdi Ben Attia.

Si certains y voient une "Tunisie mise à nue", certains à l'instar de Libération regrettent de ne pas aimer ce long-métrage qui, pour eux, est "trop simpliste et manquant de rythme". "Les scènes se répètent, les dialogues ont le malheur de faire dire aux personnages ce qu’ils vont faire, et accordent aux spectateurs le droit d’être distraits", écrit Libération.

"L'amour des hommes" peint la vie d'Amel, une jeune femme foudroyée par le décès de son mari. Sans refuge, elle vit chez ses beaux-parents à Tunis. Elle reprend goût à la vie grâce à la photographie en choisissant de prendre des hommes comme modèles, ne craignant pas de bousculer par là les traditions et de briser les interdits.

Dans une interview accordée au HuffPost Tunisie, Mehdi Ben Attia avait affirmé avoir choisi d'inverser le schéma classique présent dans le cinéma tunisien et ailleurs, "de voir est-ce qu'une femme regarde des hommes comme ces derniers regardent des femmes? Inverser cette configuration systématique et montrer que la femme peut être l'actrice de sa vie, ni victime, ni objet".

"Le fil conducteur est que j'emmène les personnages vers des trajectoires de liberté" s'était-il exprimé.

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