TUNISIE
28/02/2018 11h:53 CET | Actualisé 28/02/2018 11h:53 CET

La Corée du Nord aurait envoyé à la Syrie de quoi fabriquer des armes chimiques

North Korean leader Kim Jong Un attends a grand military parade celebrating the 70th founding anniversary of the Korean People's Army at the Kim Il Sung Square in Pyongyang, in this photo released by North Korea's Korean Central News Agency (KCNA) February 9 2018. KCNA/via REUTERS  ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. REUTERS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS IMAGE. NO THIRD PARTY SALES. NOT FOR USE BY REUTERS THIRD P
KCNA KCNA / Reuters
North Korean leader Kim Jong Un attends a grand military parade celebrating the 70th founding anniversary of the Korean People's Army at the Kim Il Sung Square in Pyongyang, in this photo released by North Korea's Korean Central News Agency (KCNA) February 9 2018. KCNA/via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. REUTERS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS IMAGE. NO THIRD PARTY SALES. NOT FOR USE BY REUTERS THIRD P

INTERNATIONAL - La Corée du Nord était soupçonnée d'avoir aidé le régime de Bachar al-Assad en Syrie et cela semble maintenant se confirmer de la pire des manières. Selon un rapport des Nations unies, examiné par le New York Times le 27 février, Pyongyang aurait fourni à la Syrie du matériel pour construire des armes chimiques entre 2012 et 2017.

Selon cette enquête, la Corée est Nord est parvenue à échapper à la surveillance des services de renseignements occidentaux et contourner ainsi l'embargo international. Pyongyang a utilisé un réseau complexe de sociétés écrans et de citoyens étrangers ralliés à sa cause pour accéder au financement international, "employer des cyber-opérations sophistiquées pour voler des secrets militaires et enrôler ses propres diplomates dans des opérations de contrebande", résume le New York Times.

Plusieurs attaques au gaz chloré se sont produites dans les zones tenues par les rebelles à Idlib ou Afrin. Un groupe d'experts des Nations unies a également assuré que Damas était responsables d'une attaque au gaz sarin sur le village rebelle de Khan Sheikhoun en avril dernier qui a fait au moins cent morts et environ 500 blessés. Ces derniers jours, des soupçons d'utilisation sur la zone de la Ghouta ont également resurgi.

Au moins 40 envois entre 2012 et 2017

Selon ce rapport des Nation Unies, qui n'a pas été publié mais que le New York Times a pu étudier, le matériel envoyé -jusqu'à il y a quelques semaines- est composé de thermomètres, de tuiles résistantes à l'acide et aux températures élevées, de valves, ou encore de tuyaux en acier inoxydable. Ces pièces faisaient partie d'au moins 40 envois non déclarés par la Corée du Nord à la Syrie entre 2012 et 2017.

Dans le même temps, des techniciens nord-coréens ont également été repérés en train de travailler dans des installations connues d'armes chimiques et de missiles à l'intérieur de la Syrie, selon un autre rapport rédigé par un groupe d'experts qui a examiné la conformité de la Corée du Nord aux sanctions des Nations Unies.

Les Nations unies soulignent aujourd'hui le danger potentiel que représente un tel commerce entre la Syrie et la Corée du Nord, qui pourrait permettre à la Damas de conserver ses armes chimiques tout en fournissant à la Corée du Nord de l'argent pour ses programmes nucléaires et de missiles.

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