ALGÉRIE
26/02/2018 09h:57 CET | Actualisé 26/02/2018 09h:58 CET

Syrie: la trêve doit être appliquée aussi à Afrine (Macron à Erdogan)

Smoke is seen billowing from the northern Syrian Kurdish town of Afrin on January 31, 2018. Turkey and allied Syrian rebel groups launched operation Olive Branch on January 20 against the Kurdish People's Protection Units (YPG), which controls the Afrin region.  / AFP PHOTO / Ahmad Shafie BILAL        (Photo credit should read AHMAD SHAFIE BILAL/AFP/Getty Images)
AHMAD SHAFIE BILAL via Getty Images
Smoke is seen billowing from the northern Syrian Kurdish town of Afrin on January 31, 2018. Turkey and allied Syrian rebel groups launched operation Olive Branch on January 20 against the Kurdish People's Protection Units (YPG), which controls the Afrin region. / AFP PHOTO / Ahmad Shafie BILAL (Photo credit should read AHMAD SHAFIE BILAL/AFP/Getty Images)

Le président français Emmanuel Macron a déclaré lundi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan que la trêve en Syrie devait aussi être mise en oeuvre à Afrine, la région du nord du pays où la Turquie mène une offensive contre les Kurdes.

Dans un appel téléphonique avec le président turc, M. Macron a "souligné que la trêve humanitaire s'appliquait à l'ensemble du territoire syrien, y compris à Afrine, et devait être mise en oeuvre partout et par tous sans délai", a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Emmanuel Macron a par ailleurs exprimé sa "vive préoccupation" face à "la poursuite des attaques contre les civils et les hôpitaux dans la Ghouta orientale par le régime" syrien.

Au cours de sa discussion avec le président turc, M. Macron a souligné "l'impératif absolu que la cessation des hostilités (...) soit immédiatement et pleinement respectée", en conformité avec la résolution.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité une résolution réclamant "sans délai" un cessez-le-feu humanitaire d'un mois sur l'ensemble de la Syrie alors que plus de 500 civils, dont une centaine d'enfants, ont été tués en sept jours de frappes du régime syrien sur le fief rebelle de la Ghouta orientale, non loin de Damas.

Mais dimanche, la Turquie a souligné que la trêve ne concernait pas ses propres opérations contre des groupes qu'elle qualifie de terroristes.

La Turquie "reste résolue à combattre les organisations terroristes qui menacent l'intégrité territoriale et politique de la Syrie", avait déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

Sans mentionner directement la résolution de l'ONU, le président turc a aussi affirmé qu'il n'y aurait pas de trêve dans l'offensive menée dans l'enclave d'Afrine. "Cela continuera jusqu'à ce que le dernier terroriste soit éliminé", a-t-il déclaré à Sanliurfa (sud). Selon lui, plus de 2.000 "terroristes" ont été tués par l'armée turque au cours de cette opération.

Ankara a lancé le 20 janvier une offensive avec des supplétifs rebelles syriens pour déloger de l'enclave d'Afrine une milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG).

Cette milice est considérée comme "terroriste" par Ankara en raison de ses liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une guérilla sanglante sur le sol turc.

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