MAROC
26/02/2018 06h:53 CET

Syrie: 25 civils tués dans une frappe attribuée à la coalition internationale anti-Daech

A man inspects a damaged house in the besieged town of Douma in eastern Ghouta in Damascus, Syria, February 22, 2018. REUTERS/Bassam Khabieh
Bassam Khabieh / Reuters
A man inspects a damaged house in the besieged town of Douma in eastern Ghouta in Damascus, Syria, February 22, 2018. REUTERS/Bassam Khabieh

SYRIE - Au moins 25 personnes, dont des enfants, ont été tuées suite à une frappe aérienne attribuée à la coalition internationale contre le groupe "Etat islamique" (EI) dans la dernière enclave de l'organisation extrémiste en Syrie, a annoncé lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La frappe aérienne a eu lieu dans la colonie de Dahra Alouni non loin d'al Chaafa, précise l'OSDH, une ONG basée à Londres qui tient la chronique quotidienne de la guerre en Syrie grâce à un réseau d'informateurs sur le terrain.

Selon cette ONG, plus de la moitié des victimes de cette frappe sont des femmes et des enfants.

Interrogé sur cette information, le porte-parole de la coalition, le colonel Ryan Dillon, a déclaré: "Nous prenons toutes les accusations au sérieux et, comme nous le faisons toujours, nous l'inclurons dans notre évaluation des victimes civiles et nous en publierons les résultats mensuellement".

L'EI tient encore quelques poches de territoire dans l'est de la Syrie, sur les deux rives de l'Euphrate, ainsi que dans la banlieue sud de Damas et dans le sud-ouest du pays.

Un cessez-le-feu ignoré

Un bombardement qui intervient moins de deux jours après que le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé, samedi, une résolution réclamant un cessez-le-feu immédiat de 30 jours en Syrie, qui permettra l’arrivée de l’aide humanitaire et des évacuations médicales.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé lundi à Genève à "une application immédiate" de la résolution du Conseil de sécurité demandant une trêve de 30 jours en Syrie.

"La Ghouta orientale, en particulier, ne peut pas attendre. Il est temps de mettre un terme à cet enfer sur terre", a insisté M. Guterres à l'ouverture de la 37e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

La Ghouta toujours sous les bombes

Du côté du régime syrien aussi la trêve est loin d'être respectée. Lundi, des raids aériens et des tirs de roquettes attribués au régime de Bachar al-Assad ont fait au moins 10 morts parmi les civils dans la Ghouta orientale, a indiqué l'OSDH.

Les victimes, parmi lesquelles on compte neuf membres d'une même famille, dont trois enfants, ont péri dans des frappes du régime qui ont visé dans la nuit Douma, la grande ville de la Ghouta orientale, en périphérie est de Damas, selon cette ONG basée à Londres.

Dimanche, quatorze cas de suffocation, dont celui d'un enfant qui est décédé, ont été enregistrées après un raid aérien du régime syrien sur la ville, située à la périphérie de la capitale Damas, toujours selon l'OSDH.

Un médecin ayant soigné les patients a évoqué des "soupçons d'utilisation d'armes chimiques, probablement une attaque au gaz de chlore". Le régime syrien, qui a plusieurs fois démenti utiliser des armes chimiques, a été pointé du doigt ces dernières semaines pour des attaques présumées au gaz de chlore.

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