ALGÉRIE
26/02/2018 09h:46 CET

Erdogan regrette le manque de réciprocité dans l'octroi de visas entre l'Algérie et la Turquie

ALGIERS, ALGERIA - NOVEMBER 20: Turkish President Recep Tayyip Erdogan and First Lady Emine Erdogan greet the Algerian officials during their departure from Algeria to go Equatorial Guinea for the Second Turkey-Africa Partnership Summit, in Algiers on November 20, 2014. (Photo by Kayhan Ozer/Anadolu Agency/Getty Images)
Anadolu Agency via Getty Images
ALGIERS, ALGERIA - NOVEMBER 20: Turkish President Recep Tayyip Erdogan and First Lady Emine Erdogan greet the Algerian officials during their departure from Algeria to go Equatorial Guinea for the Second Turkey-Africa Partnership Summit, in Algiers on November 20, 2014. (Photo by Kayhan Ozer/Anadolu Agency/Getty Images)

A l’occasion d’une visite officielle de deux jours en Algérie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accordé un entretien à Echourouk dans lequel il a commencé par louer le “modèle de stabilité dans la région” qu’est pour lui l’Algérie.

La Turquie, a-t-il, affirmé, fait “confiance à l’économie algérienne, c’est pourquoi près de 1000 entreprises turques activent actuellement en Algérie” qui est “l’un de nos meilleurs partenaires commerciaux en Afrique”.

Le président turc a néanmoins regretté les obstacles “susceptibles d’entraver la croissance commerciale entre nos deux pays” qui sont selon lui “le système de quotas et la démarche d’autorisation sur les produits importés par l’Algérie”.

Dans le même sillage, Erdogan a souligné les différences dans l’octroi de visas entre l’Algérie et la Turquie. Pour le président turc, le système turc est “flexible” et octroie des visas “facilement” aux Algériens et notamment les hommes d’affaires algériens alors que la réciproque n’est pas vraie:

“Etant donné que les postulants algériens de visa pour la Turquie sont traités de cette manière, nous souhaitons de notre part que les autorités algériennes puissent adopter, elles aussi, les mêmes mesures dans l’attribution des visas à nos citoyens, notamment les hommes d’affaires.

Bien entendu, ces facilitations sont à même de générer d’importants revenus au secteur du tourisme en Algérie”, a-t-il déclaré.

Le président turc a également évoqué la Syrie en justifiant l’invasion par l’armée turque du nord de la Syrie, une invasion qu’il appelle “Opération Rameau d’Olivier” par “la menace directe pour notre sécurité d’organisation terroristes à l’instar de Daech, Al Nusra, le PKK , le PYD”, mettant ainsi dans le même pannier les groupes djihadistes et les groupes kurdes.

Enfin, Erdogan a aussi évoqué l’intérêt qu’il porte aux “développements de nos relations dans le domaine culturel et artistique” mentionnant notamment le rôle de l’Agence turque pour la coopération dans la restauration de la Mosquée Ketchaoua à Alger.

Recep Tayyib Erdogan devait d’ailleurs être l’invité de marque de l’Algérie pour l’inauguration de la Mosquée Ketchaoua, le 27 février 2018, mais cette inauguration a été annulée par la partie algérienne pour des raisons qui n’ont pas encore été rendues publiques.

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