MAROC
23/02/2018 10h:32 CET

Le ministère des droits de l'Homme fustige le rapport d'Amnesty International sur le Maroc

Le ministère des droits de l'Homme fustige le rapport d'Amnesty International sur le Maroc
Facebook/Mustapha Ramid
Le ministère des droits de l'Homme fustige le rapport d'Amnesty International sur le Maroc

DROITS DE L'HOMME - Le ministère d'Etat chargé des droits de l'Homme n'est pas resté insensible au tableau peu reluisant dressé par Amnesty International dans son dernier rapport sur le Maroc, présenté jeudi 22 février à Rabat lors d'une conférence de presse.

Selon un communiqué du département de Mustapha Ramid, la méthodologie adoptée par l'ONG dans l'élaboration de ses rapports sur la situation des droits de l'Homme dans le royaume "manque d'objectivité et de transparence et se caractérise par l'absence d'analyse objective et de vérification rigoureuse des allégations".

Amnesty International, qui a consacré un chapitre au Maroc dans son rapport 2017-2018 sur la situation des droits de l'Homme dans le monde, est accusée, par le ministère, de s'être "encore une fois" basée sur "des faits erronés" et d'avoir usé "de généralisations et de jugements de valeur préétablis".

"Les autorités marocaines étudient attentivement le contenu de ce rapport pour préparer les réponses appropriées aux données et évaluations qui ne reflètent pas la réalité des droits de l'Homme" au Maroc, écrit encore le ministère, précisant que ces réponses seront faites "en application de la décision du gouvernement d'interagir avec les rapports des ONG nationales et internationales et de mettre en place un mécanisme permanent pour leur traitement".

Dans le rapport présenté par la branche marocaine de l'ONG, Amnesty International pointe du doigt plusieurs atteintes aux droits de l'Homme enregistrées en 2017. Elle condamne ainsi les arrestations "massives" de journalistes et manifestants, notamment lors des événements survenus l'année dernière à Al Hoceima, mais aussi la "force excessive" utilisée contre les migrants clandestins, les condamnations à mort prononcées par les tribunaux ou encore la persistance de la pénalisation de l'homosexualité.

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