MAROC
22/02/2018 13h:15 CET

Indice de perception de la corruption: le Maroc progresse

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CORRUPTION - Le Maroc grimpe de neuf places dans le classement mondial de l'indice de perception de la corruption (IPC) de 2017, améliorant sa position par rapport à l'année précédente, selon Tranparency Maroc.

Classé à la 81ème position sur 180 pays, le Maroc enregistre un score de 40 points, contre 37 en 2016 et une position à la 90e place, a annoncé l'organisation lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du rapport annuel sur la corruption dans le royaume.

"Le fléau de la corruption était toujours une grande problématique", a déclaré à la presse le secrétaire général de Transparency Maroc, Ahmed El Bernoussi, soulignant que depuis l’annonce par le gouvernement de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption fin 2015, "aucune mesure de mise en œuvre de ses dispositions n’a pu voir le jour jusqu’à présent".

"Nous regrettons l’absence d’une volonté politique pour faire face à la corruption", a-t-il ajouté, appelant alors à lier la responsabilité à la reddition des comptes.

Au niveau des pays arabes, le Maroc est classé à la 7e place, derrière les Emirats arabes Unis, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Jordanie, Oman et la Tunisie, toujours selon le rapport.

"Parmi les secteurs les plus touchés par la corruption figurent notamment la justice, l’immobilier, la police, l’administration et la santé", a noté Ahmed El Bernoussi.

Pour faire face à la corruption, le rapport préconise une volonté politique pour mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption, la promotion de la transparence et de la redevabilité, par la réforme et l'application de la loi d’accès à l’information, en plus de l’indépendance et l’efficacité de l’Instance de probité et de lutte contre la corruption.

Il met également l'accent sur la nécessité de l’adoption d’une loi sur le conflit d’intérêts et l’efficacité du conseil de la concurrence, la protection des témoins et la réforme des lois sur la déclaration du patrimoine (déclaration publique des hauts responsables).

Par ailleurs, l'ONG World Justice Project (WJP), basée à Washington, avait publié son rapport annuel qui évalue et classe la primauté du droit sur le pouvoir politique dans 113 pays. Le Maroc dégringole de sept places et se retrouve en 67e position dans son classement 2017-2018.

L'année dernière, le royaume occupait la 60e place et avait obtenu une note de 0,53 grâce à une progression en matière de lutte contre la corruption. Des progrès manifestement absents cette année puisqu'il enregistre, en 2018, une chute de sept places avec une moyenne de 0,51. Selon l'indice, plus un pays est proche de la note 1, plus il respecte l'État de droit.

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