MAROC
22/02/2018 07h:49 CET | Actualisé 22/02/2018 07h:54 CET

L'Arabie saoudite veut investir 64 milliards de dollars dans la culture et le divertissement en 10 ans

Des visiteurs prennent un selfie au musée national de Riyad, Arabie Saoudite, 29 novembre 2017.
Faisal Nasser / Reuters
Des visiteurs prennent un selfie au musée national de Riyad, Arabie Saoudite, 29 novembre 2017.

CULTURE - L'Arabie saoudite a annoncé, jeudi 21 février, qu'elle compte investir l'équivalent de 64 milliards de dollars dans la culture et le divertissement pendant les dix prochaines années.

Lors d'une présentation officielle à Ryad, le président de l'Autorité générale du divertissement, Ahmad ben Aqil al-Khatib, a précisé que les fonds viendraient à la fois de l'Etat et du secteur privé. "Nous bâtissons déjà l'infrastructure" nécessaire et la construction d'un opéra fait partie de ces projets, a-t-il ajouté.

Selon lui, plus de 5.000 évènements culturels étaient prévus cette année. "Vous verrez un véritable changement d'ici 2020", a ajouté le responsable.

"Nous ne parlons pas de plan, nous avons déjà entamé la mise en place (de ces réformes, ndlr) et nous continuerons jusqu'à ce qu'on arrive au niveau escompté en réalisant cela sur la base de normes internationales" - Ahmad ben Aqil al-Khatib.

Selon le journal français Le Monde, l'Arabie saoudite compte ouvrir, d'ici 2030, "jusqu’à 241 musées publics et privés, augmenter le nombre de sites archéologiques visitables de 75 à 155, disposer de plus de 1 900 salles de cinéma – les premières devraient ouvrir en avril – et organiser jusqu’à 400 événements culturels annuels."

Depuis la présentation, en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, du plan "Vision 2030" pour restructurer l'économie, l'Arabie saoudite a engagé de nombreuses réformes, misant notamment sur le "soft power" pour lisser son image.

Décriée pour son application ultra-rigoriste de la charia, notamment en matière de droits des femmes, a récemment autorisé ces dernières à conduire, assister à des spectacles et lancer leur propre entreprise sans l'autorisation d'un homme.

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