TUNISIE
21/02/2018 12h:51 CET | Actualisé 21/02/2018 12h:56 CET

Najem Gharsalli ne s'est pas présenté devant le tribunal militaire, ses avocats réclament une nouvelle convocation

TUNIS, TUNISIA - MAY 05: Tunisian Interior Minister Mohammed Najim Al-Gharsalli holds a press conference at the Government Palace in Kasbah, Tunis, Tunisia on May 05, 2015. (Photo by Yassine Gaidi/Anadolu Agency/Getty Images)
Yassine Gaidi/Anadolu Agency/Getty Images
TUNIS, TUNISIA - MAY 05: Tunisian Interior Minister Mohammed Najim Al-Gharsalli holds a press conference at the Government Palace in Kasbah, Tunis, Tunisia on May 05, 2015. (Photo by Yassine Gaidi/Anadolu Agency/Getty Images)

Censé être auditionné, mercredi, par le Tribunal Militaire en tant qu'accusé, Najem Gharsalli, ancien ambassadeur et ancien ministre de l’Intérieur, ne s’est pas présenté comme prévu.

Selon ses avocats, il n’a pas effectivement reçu la convocation qui lui a été adressée par le juge d’instruction militaire, comme dispose la loi.

D’après Mosaïque Fm, près de 50 avocats se sont présentés au bureau du juge d'instruction militaire pour lui réclamer de lui envoyer une nouvelle convocation.

Par ailleurs, son comité de défense a reproché au juge d'instruction d'avoir donné son avis dans cette affaire alors qu'il n'est pas autorisé à le faire.

La défense de Najem Gharsalli a, également, demandé à ce que l'immunité de Gharsalli lui soit restituée.

En janvier 2018, Najem Gharsalli a repris son poste de procureur général à la Cour de cassation, et ce sans pour autant profiter de l’immunité des juges. Suspecté d'être impliqué dans l’affaire Chafik Jarraya, "Gharssali ne peut retrouver son immunité judiciaire qu’après la clôture définitive de l’affaire, objet de la levée d’immunité", a affirmé le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, Imed Khaskhoussi.

Le 2 janvier, le Conseil supérieur de la magistrature a décidé de lever l'immunité du juge Najem Gharsalli, suite à une demande faite de la part du juge d’instruction militaire près le Tribunal militaire permanent de première instance.

En novembre 2017, une rumeur avait été lancée concernant l'émission d'un mandat de dépôt à l'encontre de l'ancien ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli, et qui a, rapidement été démentie par le Procureur général de la direction militaire.

Il est à rappeler que Najem Gharsalli avait été, à plusieurs reprises, entendu par le tribunal militaire en tant que témoin, dans l'affaire impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya, l’un des barons de la contrebande et de la corruption, arrêté en mai dernier pour trahison, atteinte à la sécurité publique et intelligence avec une puissance étrangère.

Gharsalli a été démis de son poste d'ambassadeur de Tunisie au Maroc, fin octobre dernier, sans que les motifs de cette décision ne soient donnés.

Il avait été nommé à ce poste en février 2016, un mois après avoir quitté le gouvernement de Habib Essid dans le cadre d'un remaniement ministériel.

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