TUNISIE
21/02/2018 08h:25 CET

Ce journal italien s'inquiète de la présence de terroristes parmi les migrants clandestins arrivés en Italie depuis la Tunisie

Police stop the people who fled the unrest in Tunisia from leaving the immigration centre during their protest against being sent back to their country, on the southern Italian island of Lampedusa April 11, 2011. Prime Minister Silvio Berlusconi stepped up calls on Saturday for Europe to help deal with the "human tsumani" of refugees and illegal immigrants from North Africa arriving in southern Italian islands in recent weeks.     REUTERS/Antonio Parrinello (ITALY - Tags: SOCIETY POLITICS CIVIL
Antonio Parrinello / Reuters
Police stop the people who fled the unrest in Tunisia from leaving the immigration centre during their protest against being sent back to their country, on the southern Italian island of Lampedusa April 11, 2011. Prime Minister Silvio Berlusconi stepped up calls on Saturday for Europe to help deal with the "human tsumani" of refugees and illegal immigrants from North Africa arriving in southern Italian islands in recent weeks. REUTERS/Antonio Parrinello (ITALY - Tags: SOCIETY POLITICS CIVIL

Le quotidien italien, Giornale di Sicilia évoque dans un article publié sur son site web, la probable présence d'individus terroristes parmi les migrants clandestins accueillis par les autorités européennes (principalement italiennes), et qui proviennent en grande partie de Tunisie.

L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, aussi appelée Frontex, a en effet renforcé ses contrôles, afin de mieux repérer les éventuels terroristes, ou encore les djihadistes de retour des zones de conflits, qui pourraient profiter de l'immigration clandestine pour atteindre l'Europe, sans se faire prendre par la justice.

Celle-ci travaille en étroite collaboration avec le patrouilleur français, Themis, après que de petits groupes de migrants tunisiens et algériens suspects, aient été interceptés sur les côtes de la Sardaigne.

Le journal italien indique par ailleurs l'augmentation conséquente du nombre de migrants en provenance de la Tunisie entre 2016 et 2017, qui aurait enregistré une hausse de plus de 492%. Pour l'Algérie, le nombre aurait augmenté de 70%, alors que pour le cas de la Libye, une baisse de 34% a été enregistrée sur la même période, toujours selon le journal italien.

Cette baisse de l'immigration clandestine depuis la Libye est due au renforcement des contrôles sur les côtes libyennes, assurée par les gardes-côtes aidés par des groupes armés, selon Reuters.

Mais le "Giornale di Sicilia" estime que la diminution du l'afflux de migrants depuis la Libye pourrait être seulement temporaire et la cadence pourrait à tout moment reprendre de plus belle, au vu de la situation chaotique du pays.

Le journal revient également sur la facilité avec laquelle les Tunisiens et les Algériens arrivent sur les côtes italiennes, particulièrement siciliennes, évoquant le phénomène des débarquements en plein jour comme il a été le cas à plusieurs reprises durant l'été dernier.

En effet, alors que le nombre d'arrivées de Libyens diminue, les bateaux de fortune tunisiens avaient au début de l'été 2017 commencé à arriver sur des plages siciliennes isolées, souvent en plein jour tandis que les touristes ou les riverains bronzaient. Un phénomène qui avait fait couler de l'encre après qu'une vidéo de migrants débarquant en pleine journée avait été postée sur le web.

Selon les derniers chiffres de l'OMS, 186 768 migrants ont atteint l'Europe par la Méditerranée, avec 3116 individus entre morts et portés disparus. Un nombre qui a bien diminué par rapport à l'année 2016, où 390.432 migrants avaient gagné l'Europe, et 5143 sont morts ou portés disparus.

Depuis le début de cette année, 8842 migrants sont arrivés en Europe, et 411 ont trouvé la mort ou sont portés disparus en Méditerranée.

Avec cet afflux massif, les centre d'accueils européens ont dépassé le maximum de leurs capacités. Le rapatriement forcé étant interdit sans jugement, la plupart refusent un retour volontaire. Ils sont libérés après 7 jours seulement, à cause des centres devenus incapables de les héberger. La plupart se rassemblent ainsi en groupes dans la nature, selon une déclaration en octobre dernier du conseiller auprès du secrétaire d'État chargé de l'immigration et des tunisiens à l'étranger, Fahd Trimech.

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