MAROC
20/02/2018 14h:00 CET

ONU: Mahmoud Abbas appelle à une conférence internationale en 2018 pour la paix au Proche Orient

ONU: Mahmoud Abbas appelle à une conférence internationale en 2018 pour la paix au Proche Orient, le 20 février 2018.
Lucas Jackson / Reuters
ONU: Mahmoud Abbas appelle à une conférence internationale en 2018 pour la paix au Proche Orient, le 20 février 2018.

CONSEIL DE SÉCURITÉ - Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a appelé, mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU, à la tenue d’une conférence internationale pour la paix au Proche Orient à la mi-2018, afin d’aboutir à un mécanisme multipartite chargé du processus de paix israélo-palestinien et des questions de statut final.

Cette conférence, a expliqué M. Abbas, devra réunir notamment les parties palestinienne et israélienne ainsi que les membres du quartet international en charge de la paix au Proche Orient et les membres du Conseil de sécurité. Elle devra aussi aboutir à l’acceptation de l’Etat de Palestine en tant que membre entier au sein de l’organisation des Nations unies et ouvrir la voie à une demande formelle dans ce sens auprès du Conseil de sécurité.

Le président Abbas a souligné que le mécanisme multipartite qui résultera de cette conférence devra se conformer à la légalité internationale relative à la question palestinienne et permettre le règlement des questions dites de statut final (statut de Jérusalem, droit de retour des réfugiés palestiniens, eau, etc.).

Ce mécanisme facilitera ainsi la tenue de "négociations à durée déterminée" afin de mettre fin une fois pour toutes à ce "conflit qui n’a que trop duré", a précisé le chef de l’Etat palestinien, lors de cette réunion mensuelle du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Proche Orient.

Pour M. Abbas, la Conférence internationale devra également aboutir à la mise en œuvre totale de l’initiative de paix arabe "telle qu’elle a été adoptée", et appellera toutes les parties à la "cessation des mesures unilatérales portant atteinte aux négociations de paix", en particulier les activités de colonisation israélienne.

"Il en va de même pour la décision américaine de reconnaitre Al Qods comme capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade", a-t-il souligné, affirmant qu'Al Qods-Est restera la capitale de l’Etat palestinien et sera toujours ouverte aux fidèles de l’ensemble des religions monothéistes.

Le président Abbas a également réfuté devant le Conseil de sécurité les accusations américaines et israéliennes de la partie palestinienne de refuser de retourner à la table des négociations. "Nous n’avons jamais refusé les négociations, pour la simple raison que nous considérons la négociation comme l’unique voie vers la paix", a-t-il dit. "Mais nous refusons qu’une solution nous soit imposée de la part d’une quelconque partie en violation de la légalité internationale", a martelé le président palestinien. "Nous avons tout le courage de dire oui (à la négociation), mais aussi le courage de dire non", a-t-il encore affirmé.

M. Abbas a également appelé les pays membres du Conseil de sécurité à reconnaître l’Etat palestinien, arguant que "la reconnaissance n’est pas contraire à la négociation, mais ne fait que la renforcer".

En plus des membres du Conseil de sécurité, cette réunion a été marquée par la participation du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et de son Envoyé pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, qui a briefé le Conseil sur la situation dans la région.

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