ALGÉRIE
20/02/2018 07h:45 CET | Actualisé 20/02/2018 07h:45 CET

Désorienté par les conflits au Moyen-Orient, le pétrole cherche une direction

One row of oil barrels and a financial chart on background (3d render) in the design of the information related to the economy
Terminator3D via Getty Images
One row of oil barrels and a financial chart on background (3d render) in the design of the information related to the economy

Les prix du pétrole cherchaient une direction mardi en cours d'échanges européens, dans un marché encore sans grande volatilité au lendemain d'un jour férié aux États-Unis et qui restait tourné vers les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 64,89 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 78 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de mars, dont c'est le dernier jour de cotation, prenait 21 cents, à 61,89 dollars.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé dimanche les "tyrans de Téhéran" de représailles en cas d'agression, une semaine après une première confrontation ouverte en Syrie.

Israël "a menacé l'Iran et ses alliés, et les relations entre les deux pays n'avaient pas été aussi tendues depuis des années", a souligné Tamas Varga, analyste chez PVM.

Les analystes craignent dans l'ensemble une escalade qui pourrait perturber l'offre dans une région productrice d'or noir volatile, ce qui avait soutenu les cours lundi avant qu'ils ne reprennent leur souffle mardi, certains investisseurs choisissant d'engranger quelques bénéfices.

En outre, les cours étaient un peu lestés à Londres par le renchérissement du dollar, mouvement qui rend plus onéreux les achats d'or noir, libellés en dollar, pour les investisseurs munis d'autres devises.

En outre, les investisseurs optaient pour la prudence avant les données hebdomadaires officielles sur le niveau des réserves de pétrole des États-Unis, qui seront publiées cette semaine jeudi, soit avec un jour de décalage en raison d'un jour férié lundi aux États-Unis.

Ils scrutaient en particulier les chiffres de la production américaine, qui dépasse les 10 millions de barils par jour, aidée notamment par la vigueur de la production de pétrole de schiste.

Les cours avaient atteint des plus hauts de trois ans en janvier, encouragés par la bonne application de l'accord conclu par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs comme la Russie pour limiter leur production jusqu'à la fin 2018.

Mais les investisseurs craignent que le pétrole américain ne réduise à néant les efforts du cartel pour rééquilibrer le marché.

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