ALGÉRIE
20/02/2018 07h:05 CET | Actualisé 20/02/2018 07h:08 CET

Dépréciation du dinar: un "ajustement nécessaire", selon le vice gouverneur de la Banque d'Algérie

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la Dépréciation du dinar est un "ajustement nécessaire", affirme le vice gouverneur de la Banque d’Algérie, Djamel Benbelkacem sur les ondes de la chaine III de la radio nationale.

Pour ce responsable de la Banque d'Algérie, le dinar n’est pas la seule monnaie à connaitre un recul par rapport à l’Euro qui ne cesse de s’affirmer face aux autres monnaies notamment le dollar. Aussi, l’autorité financière n’a opéré que des "ajustements nécessaires", soutient M Benbelkacem. Il justifie ce recours par les monnaies dépréciés des pays partenaires par rapport à l’Euro. "Si nous n’avons pas déprécié le dinar on aurait donné une prime à l’importation en provenance de ces pays là", a-t-il encore souligné.

La valeur d’une monnaie doit refléter toujours les performances économiques d’un pays, alors que l’économie nationale, déplore-t-il, "n’est pas performante et n’est pas assez compétitive".

Expliquant que le taux de change a été dans un premier temps, en 2015, "le premier amortisseur" permettant d’atténuer l’impact de la crise, le représentant de la Banque d’Algérie, indique, cependant, que "le taux de change ne peut pas diminuer à lui seul les importations". Pour lui la résolution des problèmes des importations permettra d'absorber les problèmes structurels et les grands déséquilibres de notre économie.

Le rétablissement des équilibres, indique le vice gouverneur de la Banque d'Algérie passe aussi par l’augmentation de l’offre et des recettes. "Il faut améliorer le recouvrement fiscal, rationaliser les subventions et les exonérations", précise-t-il encore.

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