TUNISIE
16/02/2018 13h:10 CET | Actualisé 18/02/2018 19h:54 CET

Salma Belhassine, cette tunisienne qui travaille avec l'ONU sur une application contre le harcèlement sexuel

Facebook/Salma Belhassine

Âgée de 21 ans, Salma Belhassine est une activiste tunisienne. Elle fait partie des plus de 1000 jeunes du monde arabe qui travaillent sur le programme de leadership des jeunes "Youth Leadership Program".

Ce projet est une initiative menée par le PNUD en partenariat avec ONU Femmes, avec le soutien de l'Agence suédoise de coopération pour le développement international (SIDA) et la fondation Mohammed Bin Rashid Al Maktoum.

Le site ONU Femmes lui consacre un portrait à l'occasion de sa participation au forum des jeunes de l'ECOSOC au siège de l'ONU à New York où elle parlé à ONU Femmes de ses efforts pour mettre fin au harcèlement sexuel dans les espaces publics.

Avec quatre autres étudiants universitaires, Salma travaille à l'élaboration de SafeNes, une application mobile destinée à protéger les femmes du harcèlement sexuel dans les espaces publics. L'objectif de ces projets innovants est de lancer des solutions durables qui visent l'égalité des sexes et luttent contre les différentes formes de violence contre les femmes et les filles.

"En Tunisie, beaucoup de travail est fait pour promouvoir les droits des femmes et l'égalité des sexes", explique Selma, qui s'est félicitée des lois progressistes qui protègent les femmes contre la violence conjugale ou encore contre le harcèlement sexuel dans l'espace public. Ces mesures législatives constituent un prélude qui l'encourage à croire qu'un changement reste possible, a-t-elle renchéri. La jeune femme souligne toutefois que ces lois ne sont appliquées.

Concernant l'application mobile qu'elle est en train de concevoir, Salma Belhassine précise: "Notre solution SafeNes est une application mobile qui accroît la sensibilisation sur le sujet. Elle relie les victimes à des organisations non gouvernementales spécialisées, donne aux utilisateurs un moyen de signaler le harcèlement sexuel et leur permet de désigner une personne de confiance pour suivre leurs mouvements lorsqu'ils ne se sentent pas en sécurité. Il existe également un moyen de contacter directement les avocats pour obtenir de l'aide. SafeNes fournira aussi des vidéos pour l'enseignement de l'auto-défense, des cartes de zones sûres et informera l'utilisateur sur les procédures légales qui suivent un rapport de harcèlement sexuel".

Et de conclure: "Ce serait un monde meilleur si les femmes et les filles se sentaient en sécurité dans les espaces publics. Les femmes seraient plus actives, plus productives. La meilleure chose que les jeunes puissent faire est de faire du bruit, de s'exprimer, parce que nous ne sommes pas le futur, nous sommes le présent. Nous ne pouvons pas attendre que les adultes fassent des choses pour nous. Nous devons défendre nos intérêts et ceux des générations futures".

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