TUNISIE
15/02/2018 14h:48 CET

Accusé de ne pas avoir réagi à sa cinquantaine de correspondances, le gouvernement contredit la CTAF

Accusé par la Commission tunisienne des Analyses financières (CTAF) de ne pas avoir réagi à sa cinquantaine de correspondances, le gouvernement contre-attaque, jeudi, ces allégations et présente sa version des faits dans un point de presse tenu ce matin à la Kasbah.

“Nous nions en bloc ces accusations” a souligné le ministre des Relations avec l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani. "Il y a eu des correspondances auxquelles le gouvernement a interagi", a-t-il dit en démentant catégoriquement les arguments de la CTAF qui s’articulent autour de la classification de la Tunisie sur la liste noire de la Commission européenne.

“L’important ce n’est pas le chiffre, c’est le contenu” a-t-il poursuivi en évoquant une correspondance envoyée par la CTAF le 02 août dernier. Cette dernière appelle la Tunisie à prendre les mesures nécessaires pour geler les fonds des personnes et organisations dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. “Ce qui a été fait. Le texte de loi a été publié quelques jours après, le 11 août” a-t-il précisé.

Dahmani a, d’autre part, nié les accusations portant sur l’absence d’un engagement politique de haut niveau. “Au contraire, la réaction du gouvernement a été rapide et positive” a-t-il noté en affirmant que la diplomatie tunisienne a mené des efforts importants pour le retrait de la Tunisie de cette liste noire.

Le porte-parole du gouvernement a fait état de 240 actions diplomatiques menées englobant des rencontres avec la Commission européenne, avec les députés européens mais aussi à un niveau bilatéral.

Par ailleurs, Dahmani a fait mention que le gouvernement a tenu ses engagements, notamment en établissant, à la demande du GAFI et à travers la CTAF, un plan de travail jusqu’à janvier 2019. “Un conseil ministériel a été tenu le 3 novembre pour adopter ce plan de travail dont l’objectif est d’ôter la Tunisie de cette liste noire” a-t-il expliqué en précisant que la CTAF n’a jamais abordé un éventuel classement de la Tunisie avant janvier 2019.

Le ministre a, d’autre part, précisé que le gouvernement n’a pas l’intention de “salir l’image” de Chedly Ayari mais son limogeage exprime sa volonté d’opérer un changement à la tête de la BCT. “Il est temps de procéder à ce changement” a-t-il conclu.

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