TUNISIE
14/02/2018 05h:48 CET | Actualisé 14/02/2018 07h:15 CET

À l'occasion de la Saint-Valentin, le Mufti de la République tunisienne prône l'amour

Facebook Ministère des affaires religieuses

Dans une interview accordée au journal "Akher Khabar", le Mufti de la République Othman Battikh a affirmé que fêter la Saint-Valentin n'est pas contraire aux préceptes de l'Islam tant que "ça ne transgresse pas des bonnes moeurs".

"Fêter l'amour n'est pas un péché" a-t-il affirmé indiquant que les fondamentalistes qui disent que cela est une tradition chrétienne sont dans le faux.

En le fêtant, "cela ne veut pas dire que l'on embrasse la religion chrétienne" a-t-il dit. "Tout ce qui rapproche les gens et les réunit est quelque chose de bon et requis" en Islam.

Déplorant l'intolérance face à de nombreuses occasions de prôner l'amour, le Mufti affirme que "l'amour est une des valeurs de l'islam. L'Islam c'est l'amour d'Allah, et aimer Allah c'est aimer les autres" a-t-il indiqué.

Le 14 février, le monde fête la Saint-Valentin, la fête de l'amour. Si dans plusieurs pays, des couples expriment leur amour, dans plusieurs pays musulmans, fêter la Saint-Valentin peut-être dangereux.

En effet, au Pakistan par exemple, les festivités publiques de la Saint-Valentin sont interdites suite à une décision de la Haute cour d'Islamabad de 2017. Celle-ci s'est justifiée en affirmant que celle-ci était une fête célébrant "l'immoralité, la nudité et l'indécence".

Idem, en Arabie Saoudite, en Iran, en Malaisie ou encore en Indonésie.

Des pays où il ne fait pas bon fêter la Saint-Valentin

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