MAROC
14/02/2018 09h:11 CET | Actualisé 14/02/2018 09h:19 CET

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou accusé à nouveau de corruption

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu attends the weekly cabinet meeting at the Prime Minister's office in Jerusalem February 11, 2018. REUTERS/Ronen Zvulun
Ronen Zvulun / Reuters
Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu attends the weekly cabinet meeting at the Prime Minister's office in Jerusalem February 11, 2018. REUTERS/Ronen Zvulun

CORRUPTION - Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a été de nouveau accusé de corruption par la police israélienne, qui a recommandé au parquet, mardi 13 février dans un communiqué, de l'inculper.

Dans ce dossier, intitulé "Affaire 2000", le Premier ministre est accusé d'avoir essayé de convaincre le propriétaire du journal Yedioth, Arnon Mozes, connu pour être très critique envers Netanyahou, de publier des articles en sa faveur. En échange, celui qu'on surnomme "Bibi" veillerait à limiter les parutions des autres organes de presse.

La police avait déjà accusé le Premier ministre de fraude et de corruption en août dernier dans un premier dossier intitulé "Affaire 1000", dans lequel il est accusé d'avoir reçu des cadeaux de la part de puissants hommes d'affaires israéliens et étrangers notamment Arnon Milchan, un des plus grands producteurs de films hollywoodiens tels que "Pretty Woman", "Mr and Mrs Smith", ou encore "Twelve Years a Slave".

Parmi ces cadeaux, on retrouverait des "lots de cigares, de bijoux, ou encore des caisses de champagne" pour un montant total estimé à 250.000 euros soit près de 2 millions de dirhams, d'après la chaîne de télévision France24. Ces cadeaux auraient été offerts, entre 2007 et 2016, dans le but d'avoir des "mesures favorables aux intérêts commerciaux du milliardaire", selon le site d'actualité israélien The Times of Israel.

Si la police israélienne rapporte disposer d'éléments "suffisamment probants", Mozes et Milchan ont, pour leur part, nié mardi ces allégations, d'après The Times of Israel.

Le Premier ministre riposte

Netanyahou n'a pas tardé à réagir en qualifiant, mercredi dans une allocution télévisée, le rapport de la police d'"extrémiste et plein de trous comme un fromage suisse". Le Premier ministre non seulement dément ces allégations, mais accuse à son tour la police de tenir ces propos "pour des motifs purement politiques". Il a également affirmé que "toutes ces tentatives se termineront sans rien".

"La coalition est stable et personne, pas moi ni quiconque, n'envisage d'organiser des élections [anticipées]", a-t-il déclaré dans son discours prononcé à Tel Aviv. "Nous allons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos citoyens israéliens jusqu'à la fin du mandat".

Le mandat de Netanyahou prend fin en 2019, cependant Israël n'impose pas de limite pour le renouvellement du mandat du Premier ministre. Benjamin Netanyahou a donc été élu trois fois de suite et a pu rester à la tête du gouvernement depuis 2009. Pour le journal israélien Haaretz, le compte a rebours pour son départ a cependant commencé.

La police ne peut à son niveau qu'effectuer une recommandation et c'est au procureur général israélien, Avichai Mandelblit, que revient la décision d'enquêter sur le Premier ministre.

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