ALGÉRIE
13/02/2018 06h:26 CET | Actualisé 13/02/2018 06h:26 CET

Ouverture du procès de l'adolescente palestinienne Ahed Tamimi

RAMALLAH, WEST BANK - FEBRUARY 13: Hanzala Courage Award winner 16-year-old Palestinian girl Ahed al-Tamimi who was detained by Israeli security forces last year, makes a victory sign as she arrives in court at Ofer Military Court in Ramallah, West Bank on February 13, 2018.  (Photo by Issam Rimawi/Anadolu Agency/Getty Images)
Anadolu Agency via Getty Images
RAMALLAH, WEST BANK - FEBRUARY 13: Hanzala Courage Award winner 16-year-old Palestinian girl Ahed al-Tamimi who was detained by Israeli security forces last year, makes a victory sign as she arrives in court at Ofer Military Court in Ramallah, West Bank on February 13, 2018. (Photo by Issam Rimawi/Anadolu Agency/Getty Images)

Le procès de Ahed Tamimi, la jeune adolescente devenue pour les Palestiniens une icône de l'engagement contre l'occupation israélienne s'est ouvert mardi à huis clos devant un tribunal militaire israélien.

Ahed Tamimi, 17 ans, a été arrêtée en décembre suite à la publication d'une vidéo devenue virale la montrant en train de bousculer des soldats israéliens dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée.

La mère d'Ahed Tamimi, Narimane, et sa cousine Nour apparaissent dans la même vidéo et doivent elles aussi être jugées. Mais seule Ahed Tamimi était présente mardi matin devant le tribunal militaire d'Ofer, en Cisjordanie occupée.

Dès le début de l'audience dans une salle bondée, le juge a ordonné le départ des journalistes mais aussi des diplomates présents, autorisant seulement la famille à rester.

Un débat public n'est pas dans l'intérêt de la jeune fille, mineure, a dit le juge.

Dans un communiqué publié ce matin, Amnesty International (Amnesty International) appelle à la libération immadite de Ahed Tamimi. "Le maintien en détention de Ahed Tamimi est une tentative désespérée d’intimider les enfants palestiniens qui osent résister à la répression menée par les forces occupantes", souligne AI

L’adolescente est sous le coup de 12 chefs d’inculpation, dont coups et blessures, après la publication sur les réseaux sociaux de la vidéo tournée le 15 décembre dans le village de Nabi Saleh, dans la cour de la maison des Tamimi, dans le contexte des protestations palestiniennes alors quasiment quotidiennes contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

"En refusant de libérer Ahed Tamimi depuis son arrestation le 19 décembre, les autorités israéliennes ne font qu’exprimer leur mépris à l’égard des obligations qui sont les leurs, aux termes du droit international, en matière de protection des enfants", a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

La Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant, à laquelle Israël est partie, dispose que l’arrestation, la détention ou l’incarcération d’un mineur doit n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible.

Ahed Tamimi, qui a fêté son 17e anniversaire en détention, risque jusqu’à 10 ans de prison si elle est déclarée coupable. Son procès devrait durer plusieurs mois.

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