MAROC
11/02/2018 06h:38 CET

Salé: Démantèlement d'un réseau criminel spécialisé dans "l'escroquerie et l'organisation de l'émigration clandestine"

Reuters Photographer / Reuters
Illegal immigrants arrive in port after being detained by a Spanish Civil Guard patrol on the the Spanish island of Fuerteventura, in the Canary Islands, October 1, 2003. Fuerteventura is the nearest of the Canary Islands to the African coast and traffickers habitually head for its shores from launching points in southern Morocco, packing their passengers into overloaded boats. REUTERS/Juan Medina PH/WS

POLICE - La brigade de la police judiciaire de la ville de Salé a démantelé, samedi soir, sur la base d'informations précises fournies par les services de la Direction générale de surveillance du territoire, un réseau criminel s'activant dans l'escroquerie et l'organisation de l'émigration clandestine.

Les procédures de l’enquête ont permis l’arrestation de quatre suspects, à savoir deux organisateurs de l’émigration clandestine, un chauffeur et un marin, rapporte la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

"L’enquête a permis aussi la découverte de 21 candidats à l’émigration clandestine, dont quatre femmes et deux enfants, entassés dans un appartement situé dans le quartier de Sidi Moussa à Salé", précise la même source.

Les investigations ont révélé, en outre, que les membres de ce réseau criminel ont regroupé les candidats issus de plusieurs villes marocaines dans l’appartement, en attendant de les transporter à partir de la côte de la ville de Salé, à l'aide d'une embarcation qui a été saisie, et ce en contrepartie d’un montant estimé à 12.000 DH pour chaque candidate, explique le communiqué. Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent afin de déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire et d'identifier tous les complices soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau criminel.

Des arrestations qui rappellent celle menée en octobre 2017, au Maroc, d'un ressortissant sénégalais à la tête d'un réseau de traite d'êtres humains qui, comme l'explique Le Monde, "faisait passer clandestinement des centaines de migrants du continent africain". Une organisation auquel a été attribué "la responsabilité d’au moins quatre naufrages d’embarcations et de "près de 150 personnes disparues", dont des enfants."

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