TUNISIE
08/02/2018 01h:49 CET | Actualisé 08/02/2018 04h:01 CET

La Tunisie trouve "injuste" la décision de la commission européenne de la placer sur sa liste noire

urkish Foreign Ministry / Ahmet Gumus / Handout/An
ANKARA, TURKEY - JUNE 15 : (----EDITORIAL USE ONLY MANDATORY CREDIT - ' FOREIGN MINISTRY OF TURKEY / AHMET GUMUS / HANDOUT' - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS----) Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui and Turkish Foreign Minister Mevlut Cavusoglu (not seen) hold a joint press conference at Turkish Foreign Ministry official residence in Ankara, Turkey on June 15, 2017. (Photo by Turkish Foreign Ministry / Ahmet Gumus / Handout/Anadolu Agency/Gett

La Tunisie a déploré mercredi soir la décision de la Commission Européenne de l’ajouter sur la liste des pays tiers à haut risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme.

"Cette décision est injuste, hâtive et unilatérale", a estimé la Tunisie dans un communiqué rendu public par le ministère des Affaires étrangères.

La démarche entreprise par la Commission européenne pour la prise de cette décision était "injuste et précipitée", a regretté la Tunisie.

"Dépourvue d’un système d’évaluation financière, la Commission européenne a adopté le rapport élaboré par le Groupe d’action financière pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord (GAFI/MENA), alors que la Tunisie avait adhéré volontairement au système d’évaluation de ce groupe et s’était engagée à mettre en œuvre un plan d’action qui prévoit un ensemble d’engagements visant à améliorer son système juridique et financier avant fin 2018", lit-on dans le communiqué.

"La Tunisie a franchi des pas importants dans la mise en œuvre de ce plan d’action", précise-t-on dans le même communiqué.

Tout en réaffirmant son attachement au "caractère stratégique" de ses relations avec l’Union Européenne et son engagement à poursuivre le processus des réformes fondamentales, la Tunisie a formulé l’espoir de voir son nom retiré aussitôt de cette liste, à la lumière des efforts assidus déployés par le gouvernement tunisien pour tenir ses engagements nationaux et internationaux et envers le Groupe d’action financière (GAFI/MENA).

Dans ce communiqué, la Tunisie a également émis le souhait de voir l’Union Européenne éviter à l’avenir de prendre de telles décisions unilatérales qui s’opposent aux principes du partenariat privilégié.

Le vote de 357 eurodéputés en faveur de la motion de rejet de la liste portant inclusion de la Tunisie et de deux autres pays dans la liste des pays tiers à haut risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme représente un témoignage de reconnaissance pour les efforts que la Tunisie ne cesse de déployer pour instaurer ses institutions et renforcer ses systèmes juridiques et financiers en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, selon le même communiqué.

La Tunisie et deux autres pays en l’occurrence le Sri Lanka et Trinité-et-Tobago ont été ajoutés mercredi sur la liste noire des Etats susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, selon un communiqué publié, mercredi, sur le site du Parlement Européen.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.