MAROC
08/02/2018 09h:08 CET | Actualisé 08/02/2018 09h:15 CET

Al Hoceima: Jusqu'à 20 ans de prison en appel à l'encontre de 7 militants du Hirak

Youssef Boudlal / Reuters
REUTERS/Youssef Boudlal

HIRAK - La Cour d'appel d'Al Hoceima a prononcé, ce mercredi 7 février dans la nuit, des peines de 5 et 20 ans de prison contre sept militants rifains, indique l'agence EFE citant des sources judiciaires. Les peines initiales avaient été

" target="_hplink">prononcées en août dernier par le tribunal de première instance.

La plus lourde, 20 ans de réclusion, a ainsi été confirmée pour deux militants. Ces derniers avaient été accusés d'avoir "provoqué un incendie dans une résidence policière, d'usage de violence contre les forces publiques durant l'exercice de leur mission, de désobéissance, de destruction de biens publics et de manifestation non autorisée". Leur arrestation était intervenue après les événements du 26 mars 2017, qui avaient secoué Imzouren, à 18 km au sud d’Al Hoceima, et qui s'était conclut par l'incendie, "supposément intentionnel", précise EFE, d'une résidence des forces auxiliaires.

Des peines de 10 ans de prison ont par ailleurs été confirmées à l'encontre de 2 manifestants ayant participé à la manifestation non autorisée du mois d'août dernier. Deux autres activistes poursuivis ont en revanche vu leur peine alourdie à 10 et 5 ans de prison chacun. Ils avaient été auparavant condamnés respectivement à 5 et 3 ans de prison, rappelle pour sa part le site local Akhbar Rif. L'accusation portait notamment sur la participation à une manifestation non autorisée et l'usage de violence contre les effectifs des forces publiques.

Un militant a pour sa part vu sa peine réduite de 12 à 10 ans de prison.

Le mouvement du Hirak est né dans le Rif en octobre 2016, suite au décès du vendeur de poisson Mohcine Fikri. Depuis, la mobilisation n'est pas seulement locale. Outre le soutien d'ONG internationales de défense des droits de l'homme, 200 personnalités internationales s'étaient mobilisées pour demander la libération des détenus politiques du Hirak, en octobre dernier, pour marquer le triste anniversaire de ce drame qui a vu naître ce mouvement de contestation.

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