TUNISIE
05/02/2018 10h:16 CET | Actualisé 06/02/2018 04h:19 CET

Plan national de l'emploi 2018: Mobilisation d'un budget de 525 millions de dinars

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525 millions de dinars: c'est la somme que mobilisera l'ensemble des projets créateurs d’emplois dans le cadre du plan national de l’emploi pour l'année 2018.

D’après l'agence TAP, le conseil des ministres en charge de l'examen du projet a rapporté que l'enveloppe consacrée au fonds national pour l’emploi est estimée à 300 millions de dinars.

Elle rapporte que le plan s'appuie sur 3 axes, la création d’emploi, l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi et le règlement des problèmes structurels liés au chômage, qui mobiliseront une enveloppe supplémentaire de 225 millions de dinars.

Générer de l'emploi

Le plan vise la création d’emploi dans le secteur privé à travers l'établissement d’un cadre juridique incitatif pour l’initiative privée, simplifiant les mesures et les démarches, il encourage également la transition du secteur informel (en marge des législations) vers le formel et prévoit le lancement d'un programme de formation destiné à la nouvelle génération.

Concernant l’étranger, une augmentation du nombre de bureaux de recrutement privés - agrées par le ministère de la Formation professionnelle et de l'emploi - est prévue, avec pour objectif, la création de 10.000 emplois en 2018. Il s'agira, en parallèle, d'améliorer l'exploitation des accords communs, en particulier avec la France.

Assurer une meilleure cohérence entre offre et demande d’emploi

En termes d’adéquation entre offre et demande d’emploi, le plan vise une augmentation de la capacité d’accueil de la formation professionnelle, devant atteindre 70.000 bénéficiaires en 2018.

Une liste de 60 à 100 entreprises avec une capacité d’emploi de 25.000 emplois a d'autre part permis d'identifier les grands employeurs. Des partenariats avec ces derniers sont notamment espérés dans le sens d'un encouragement du recrutement dans le secteur privé.

Endiguer les problèmes structurels liés au chômage

Enfin, le règlement des problèmes structurels du chômage prévoit de s'opérer sur 4 domaines.

Dans cette optique, le plan s'attache d'abord à la valorisation des professions de proximité en visant la création de 1500 à 2000 entreprises.

Ensuite, une révision des programmes d’emploi proposera un nouveau contrat d’insertion à la vie professionnelle (ciblant 75.000 diplômés du supérieur et 42.000 autres niveaux scolaires), afin de répondre aux besoins des entreprises en termes de compétences et de faciliter l'intégration des demandeurs d'emploi. Une bourse de 250 dinars par mois pour les stagiaires diplômés du supérieur et 150 dinars pour les stagiaires issus de différentes formations s'ajoutera à une bourse d'environ 200 dinars pour les diplômés du supérieur et 150 dinars pour les autres niveaux tout en bénéficiant d'une couverture sociale durant la période de stage.

Un programme de service civil compte bénéficier à 40.000 diplômés du supérieur dont la période de chômage a dépassé 1 an.

Dans le cadre d'un stage au sein d'associations ou organisations professionnelles d'un minimum de 3 agents salariés fixes (d'après des conventions conclues avec l'agence nationale d'emploi) le diplômé concerné profitera d'une bourse de 200 dinars par mois avec encore une fois une couverture sociale durant la période du stage (1 an non renouvelable).

Un contrat de dignité a finalement été lancé par le gouvernement en 2017 ciblant 25.000 demandeurs d'emploi.

Rappelons que l'institut national de la statistique (INS) rapporte plus de 628.000 sans emploi, pour le troisième trimestre de 2017 et que les diplômés de l'enseignement supérieur représentent 30,6% des chômeurs en Tunisie.

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