ALGÉRIE
04/02/2018 12h:50 CET | Actualisé 04/02/2018 12h:50 CET

L'Irak publie pour la première fois les noms de 60 "terroristes" recherchés

Essam Al Sudani / Reuters
Iraqi soldiers inspect vehicles for weapons in Al Karma north, of Basra, Iraq September 8, 2017. Picture Taken September 8, 2017. REUTERS/Essam Al-Sudani

Les services de sécurité irakiens ont publié dimanche, pour la première fois, les noms des 60 personnes les plus recherchées pour appartenance au groupe État islamique (EI), à Al-Qaïda ou au parti Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein.

Sur cette liste, dont l'AFP a obtenu une copie, figure notamment la fille de Saddam Hussein, Raghad, qui vit en Jordanie.

On y trouve 28 cadres de l'EI, 12 d'Al-Qaïda et 20 baassistes, avec leurs noms, leurs fonctions dans ces organisations, les crimes dont ils sont accusés et, dans la majorité des cas, leurs photos.

Toutes ces personnes sont Irakiennes sauf un Libanais, Maan Bachour, accusé d'avoir recruté des concitoyens pour combattre en Irak.

"Cette histoire remonte à l'époque de l'invasion américaine de l'Irak, quand nous étions partisans de la résistance irakienne (...) Oui, nous menions des activités contre l'occupation américaine", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le nom d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'EI, ne figure étrangement pas sur la liste. Interrogé par l'AFP, un haut responsable des services de sécurité s'est refusé d'en donner la raison.

"Il s'agit des terroristes les plus recherchés par les autorités judiciaires et les services de sécurité. C'est la première fois que nous publions ces noms qui, jusqu'à présent, étaient secrets", a indiqué la source, précisant que d'autres noms seront publiés plus tard.

Les personnes apparaissant sur la liste des jihadistes de l'EI furent des cadres à Mossoul et dans la province de Ninive (nord), ainsi que dans les provinces de Kirkouk, Diyala et Anbar, selon le document consulté par l'AFP.

L'EI s'était emparé de ces larges territoires au nord et à l'ouest de Bagdad lors d'une offensive éclair en 2014 avant d'en être chassé progressivement à la faveur d'une contre-attaque menée par les force de sécurité irakiennes appuyées par la coalition internationale sous commandement américain.

Ces jihadistes sont accusés de meurtres, attentat à l'explosif, attaques contre les force de sécurité et financement et acheminement d'armes à l'EI.

Parmi eux se trouve notamment Farès Mohammad Younès al Maola, "wali" (gouverneur) de l'EI pour une région dans le nord-ouest de l'Irak, ainsi que Saddam Hussein al Joubouri, l'"émir" d'une "wilaya" (région) au sud de Mossoul.

Il y a également Fawaz Mohammad Moutlaq, ancien officier des Feddayin de Saddam Hussein --une organisation paramilitaire-- et membre du conseil militaire de l'EI, et ses trois fils.

Parmi les jihadistes d'Al-Qaïda, figure notamment Abdel Nasser al Janabi, mufti, financier de cette organisation et ex-député.

Quant aux membres du Baas, outre la fille de l'ex-dictateur, se trouve notamment sur la liste Mohammad Younes al-Ahmad, dirigeant d'une des branche de ce parti depuis sa dissolution en 2003.

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