ALGÉRIE
03/02/2018 07h:58 CET | Actualisé 03/02/2018 07h:58 CET

Constantine: la réclusion à vie à l'encontre des trois accusés dans l'affaire du kidnapping du bébé Laïth Kaoua

Zolnierek via Getty Images
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Le tribunal criminel près la Cour de Constantine a prononcé jeudi la réclusion à perpétuité à l’encontre des accusés, S.N., M.K. et M.B. dans l’affaire du kidnapping qui remonte à 2014 du nourrisson Laïth -Mahfoud Kaoua du service néonatal de la maternité du centre hospitalo-universitaire, CHU-Benbadis.

La même instance a prononcé l’acquittement des deux sages femmes A.L. et N.S., exerçant au service de la maternité du même établissement de santé.

Selon l’arrêt de renvoi, S.N., l’époux de Z.B., chez qui le bébé enlevé a été retrouvé à Tamalous, dans la wilaya de Skikda, est poursuivi pour association de malfaiteurs, kidnapping d’un mineur, faux et usage de faux, octroi d’avantages, port d’arme blanche prohibée.

Les accusés M.K. et M.B. étaient poursuivis pour, entre autres association de malfaiteurs, enlèvement d’un mineur et faux et usage de faux.

Lors de son réquisitoire, le procureur général a souligné la gravité de l'acte commis par les accusés et a requis 20 ans de prison ferme à l’encontre des trois accusés, 15 ans pour N. S. et 3 ans à l’encontre de A. L.

L’affaire de Laïth-Mahfoud Kaoua, dont l’enlèvement a suscité une vague de compassion à travers le territoire national remonte au 27 mai 2014, quand le bébé d’à peine un mois a été porté disparu du service de la maternité du CHU Constantine, juste après son admission pour un problème d’ictère néonatal.

L’enquête déclenchée, par les services de la police, dés l’alerte donnée a permis de remonter la piste des kidnappeurs et localiser le bébé dans un domicile à Tamalous.

Aussitôt, une perquisition fut ordonnée, et les enquêteurs ont pu récupérer l’enfant, du domicile d’une femme Z.B., dont le mari est le principal accusé dans cette affaire.

La femme en question, âgée au moment des faits de 47 ans était décédée l’année dernière en prison. Les accusés disposent d’un délai de dix jours pour introduire un recours.

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