MAROC
02/02/2018 10h:49 CET | Actualisé 02/02/2018 10h:50 CET

Tariq Ramadan mis en difficulté par l'existence d'une cicatrice lors de la confrontation avec celle qui l'accuse de viol

Stephane Mahe / Reuters
Author Tariq Ramadan talks with a journalist after a conference at the Er-Rahma mosque in Nantes, western France, April 25, 2010. Ramadan, a Swiss citizen of Egyptian origin who was born in Switzerland, has written extensively on Western Muslims and on Islam. He is president of the thinktank European Muslim Network in Brussels and teaches at Britain's Oxford University. REUTERS/Stephane Mahe (FRANCE - Tags: RELIGION PROFILE)

JUSTICE - Placé en garde à vue le 30 janvier, Tariq Ramadan a été confronté à l'une des deux femmes qui ont porté plainte pour viol jeudi 1er février dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte pour "viols et violences volontaires". Selon Le Parisien, ce face à face n'a pas tourné à l'avantage de l'islamologue, qui aurait été mis en difficulté par une cicatrice identifiée par la plaignante sur le corps de celui qu'elle accuse.

Deux femmes ont porté plainte contre Tariq Ramadan: Henda Ayari et une autre femme présentée sous le pseudonyme de "Christelle". Cette dernière affirme avoir été violée en 2009 par l'universitaire, une version qu'elle a maintenue lors du face à face organisé ce jeudi. De son côté, Tariq Ramadan a reconnu une relation de séduction, entamée sur les réseaux sociaux et qui se serait achevée par une rencontre "d'une demi-heure" dans un hôtel de Lyon. Mais Tariq Ramadan a cependant nié tout acte sexuel.

Pourtant, le quotidien révèle que la défense de Tariq Ramadan serait mise à mal par l'existence d'une petite cicatrice évoquée par la jeune femme et que le prédicateur a reconnu avoir. Longue de trois centimètres, elle se situerait entre le sexe et le pli de l'aine, écrit France Info. Au bout de trois heures de confrontation, Tariq Ramadan a refusé de signer le procès verbal. L'autre victime présumée, Henda Ayari, a de son côté refusé la confrontation.

Une mise en examen probable

Après une ultime audition, la garde à vue de Tariq Ramadan a été levée et l'islamologue suisse de 55 ans a ensuite été déféré dans la nuit au parquet de Paris, qui entend ouvrir une information judiciaire dont les qualifications pénales n'ont pas été précisées à ce stade, a appris l'AFP de source judiciaire.

Le Parisien précise également que deux des demeures de l'islamologue ont été perquisitionnées dans le cadre de l'enquête préliminaire, l'une en Seine-Saint-Denis et l'autre en Savoie, à la frontière franco-suisse.

Tariq Ramadan devrait être présenté à un juge dans la matinée, en vue d'une éventuelle mise en examen. En début d'après-midi, le parquet de Paris a requis son placement en détention provisoire.

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