MAROC
31/01/2018 10h:09 CET | Actualisé 31/01/2018 10h:52 CET

Victoire pour les cheminots marocains face à la SNCF, condamnée par la Cour d'appel de Paris

Stephane Mahe / Reuters
REUTERS/Stephane Mahe

JUSTICE - La Cour d’appel de Paris a tranché et condamné, ce mercredi 31 janvier, la Société nationale des chemins de fer (SNCF) dans l’affaire des 848 anciens "cheminots" de nationalité ou d'origine marocaine. Ces derniers avaient poursuivi la compagnie ferroviaire pour discrimination durant leur carrière.

"Un soulagement", selon l'avocate Clélie de Lesquen-Jonas citée par l'AFP, pour ces demandeurs qui accusaient l'entreprise française de les avoir délibérément "cantonnés" aux plus bas niveaux de qualification et de salaires, pénalisant ainsi leur carrière mais aussi leurs pensions de retraités.

En septembre 2015, la SNCF avait été condamnée par le Conseil des prud'hommes de Paris au paiement de dommages et intérêts de l’ordre de 170 millions d'euros aux plaignants qui lui réclamaient plus de 628 millions d'euros, soit un peu plus de 700.000 euros pour chacun d’eux. Condamnée, la SNCF devra verser des dommages et intérêts pour réparer le "préjudice moral" subi par les cheminots marocains.

Embauchés entre 1970 et 1983 comme contractuels par une SNCF en manque de main d'oeuvre, les plaignant étaient pour une grande majorité contractuels et n’avaient pas pu bénéficier du statut particulier des cheminots, plus avantageux et relevant d’une caisse de retraite spécifique. "Leurs pensions étaient en moyenne trois fois moins importantes", souligne ainsi Le Parisien.

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