TUNISIE
31/01/2018 15h:48 CET | Actualisé 02/02/2018 11h:39 CET

Tout ce que vous devez retenir des discours de Macron et Essebsi (VIDÉO)

En visite en Tunisie, le président de la République française Emmanuel Macron et le président Béji Caid Essebsi ont tenu une conférence de presse pour dévoiler les accords de coopération signés entre la Tunisie et la France, ils ont également tenu un discours sur l'état des lieux des relations entre les deux pays.

Une visite "qui insuffle un nouvel élan dans les relations franco-tunisiennes"

Pour Béji Caid Essebsi, la visite d'Emmanuel Macron honore la Tunisie et "insuffle un nouvel élan dans les relations franco-tunisiennes".

"Malgré le temps, la Tunisie et la France sont restés des pays amis et se sont soutenus dans les moments difficiles", a affirmé Essebsi.

Le président tunisien a fait allusion au terrorisme en affirmant que ce fléau ne représente pas la Tunisie. Il a également loué les projets de coopération dans le domaine culturel et éducatif, notamment pour les jeunes, compte tenu de leur importance pour la Tunisie.

"Si vous échouez, nous échouons, le même jour ou le jour d'après "

Pour Emmanuel Macron, les relations entre les deux pays s'inscrivent dans l'histoire mais aussi dans le présent, 7 ans après la révolution, et dans un contexte régional marqué par les conflits dans plusieurs pays voisins et par le terrorisme. "Si vous échouez, nous échouons, le même jour ou le jour d'après", a-t-il lancé.

Macron a vanté la consécration des libertés individuelles comme la liberté de conscience ou encore l'égalité entre les hommes et les femmes en Tunisie.

"Nous avons pleinement conscience que c'est dans les champs économiques et sociaux que se joue la partie en Tunisie", a martelé Macron, en insistant sur la nécessité d'entreprendre des réformes même si elles sont douloureuses, pour que la Tunisie devienne un pôle d'attractivité.

Interrogé sur les dénonciations de l'organisation Human Rights Watch (HRW) sur les "brutalités policières" qui ont accompagnées les troubles sociaux en Tunisie début janvier, Macron a déclaré: "Parfois on a tendance à confondre les gravités et à considérer qu'une dénonciation vaut toutes les autres", en insistant sur le fait que la Tunisie a une Constitution et des lois et que les arrestations ont été faites dans le cadre d'un État de droit.

Pour Macron, HRW est très utile et dénonce les transgressions partout, même en France. Selon lui, la démocratie est un exercice continue et un combat permanent, qui n'est jamais parfait.

Béji Caid Essebsi a rétorqué en affirmant que la démocratie en Tunisie ne date pas de nombreux siècles comme en France mais de trois ans seulement. Selon lui la Tunisie tient au modèle démocratique. Pour l'atteindre, il faut un État de droit et une presse libre. Pour lui, personne ne peut remettre en cause la liberté de la presse, elle est libre et "même trop libre", a-t-il avancé, avant de reprendre: "on ne l'est jamais trop".

À propos des récentes manifestations, Essebsi a fait allusion aux actes de violences qui ont été commis, en avançant que les arrestations ont eu lieu sous mandat du procureur de la République.

"Les droits de l'Homme ne sont pas quelques choses d'absolu, il y aussi les droits du peuple", a-t-il affirmé.

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