MAROC
30/01/2018 12h:31 CET

Volkswagen suspend un responsable suite aux tests controversés sur des singes et des humains

TBE via Getty Images

POLEMIQUE - La direction de la maison automobile Volkswagen a annoncé, mardi, la suspension de son directeur des relations publiques Thomas Steg pour le rôle qu'il a joué dans l'affaire des essais sur les effets des émissions de gaz d'échappement testés sur des singes et des humains aux Etats-Unis.

"Thomas Steg (...) est libéré de ses responsabilités jusqu'à ce que la lumière soit faite sur les événements", a indiqué le constructeur allemand dans un communiqué, assurant que "les investigations (internes) avançaient à grande vitesse" et qu'il s'agissait là "de premières conséquences". Jens Hanefeld, chargé des dossiers politiques internationaux et européens chez Volkswagen, assurera l'intérim à la direction des relations publiques.

D'après le patron de Volkswagen Matthias Müller, dans le même communiqué, Thomas Steg, qui était en charge des relations publiques du groupe automobile, a demandé à "assumer la responsabilité totale" de ce nouveau scandale.

Ce dernier avait admis avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen et avoir empêché que ces tests soient réalisés sur des humains, via le Groupe européen de recherche sur l'environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT), un organisme de recherche financé en partie par Volkswagen.

"Les chercheurs américains voulaient faire leurs tests sur des volontaires humains (…) j'ai répondu alors que je ne pouvais autoriser cela", a souligné le responsable, faisant savoir qu'il a alors été décidé "de mener l'étude sur des singes".

Le but de l'EUGT était de défendre l'utilisation du diesel après que l'organisation mondiale de la santé (OMS) a désigné le carburant comme cancérigène, selon le Times.

Le quotidien régional allemand Stuttgarter Zeitung a, de son côté, rapporté dimanche que l'EUGT avait fait procéder à une étude scientifique sur les effets du dioxyde d'azote - que l'on trouve dans les gaz d'échappement - sur des cobayes humains, environ 25 jeunes gens en bonne santé.

En 2015, le groupe Volkswagen s'était déjà retrouvé au coeur d'une polémique: il avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d'un logiciel faussant le résultat des tests anti-pollution et dissimulant des émissions dépassant jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

LIRE AUSSI: