TUNISIE
30/01/2018 13h:01 CET

Depuis Marrakech, le FMI félicite la Tunisie pour la loi de Finances 2018 qui "remet le pays sur la bonne voie"

International Monetary Fund (IMF) Managing Director Christine Lagarde speaks during the IMF economic conference in Marrakesh on January 30, 2018. / AFP PHOTO / STR        (Photo credit should read STR/AFP/Getty Images)
STR via Getty Images
International Monetary Fund (IMF) Managing Director Christine Lagarde speaks during the IMF economic conference in Marrakesh on January 30, 2018. / AFP PHOTO / STR (Photo credit should read STR/AFP/Getty Images)

En marge de la conférence "Opportunités pour tous: croissance, emploi et inclusion dans le monde arabe", organisée à Marrakech au Maroc, à l'initiative du FMI, du FMA, du FADES et du Gouvernement marocain, le directeur du département Moyen-orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour, a déclaré qu'avec la loi de Finances 2018, la Tunisie va dans la bonne direction, même si les réformes venues dans ladite loi avaient, pour ainsi dire, provoqué la colère de bon nombre de Tunisiens.

Selon Reuters, la Tunisie doit poursuivre les réformes dans le secteur public afin de réduire sa masse salariale, dont le taux (15% du PIB) compte parmi les plus élevés du monde.

"Toute réforme passe par une phase de transition. Pendant cette phase, il est important de considérer des facteurs d'atténuation, tels que de bons programmes sociaux", a déclaré Azour, cité par Reuters, ajoutant que les coupes dans les subventions des hydrocarbures, qui avaient profité principalement aux riches, vont pouvoir dégager des fonds pour des projets sociaux plus ciblés.

De son côté, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde a déclaré soutenir les réformes du gouvernement tunisien, ajoutant que le FMI continuera à travailler en étroite collaboration avec celui-ci, pour assurer l'équilibre social des réformes.

"Nous avons eu une réunion fructueuse, nous avons discuté des récents développements en Tunisie et des efforts fournis par le gouvernement pour améliorer la situation économique". a-t-elle souligné dans une déclaration à la presse.

"Nous comprenons la frustration des Tunisiens qui n'ont pas encore bénéficié des retombées économiques de la transformation politique", a-t-elle dit, soulignant que "ce processus est difficile et prend du temps" et que "les réformes sont essentielles pour permettre aux Tunisiens de voir le chômage baisser et sentir la croissance s'accélérer".

Évoquant les réformes engagées par la Tunisie, elle a noté, comme l'avait indiqué Jihad Azour, que "parmi les principales réalisations figurent la loi de Finances 2018, ainsi que la stratégie de réforme de la fonction publique visant à améliorer la qualité du service et à ralentir la croissance de la masse salariale".

"Nous soutenons, également, les réformes visant à mettre fin à la corruption et à améliorer le climat des affaires, ainsi que la soutenabilité des entreprises publiques". a ajouté Lagarde.

Finalement, elle a réitéré "nous partageons tous le même objectif : croissance et équité. nous travaillons ensemble pour une économie tunisienne plus forte et un avenir meilleur pour tous les Tunisiens".

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.